Cerisy est un centre de rencontres et de débats de renommée internationale.  Répondant à l’invitation de France Volontaires, l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) a été partie prenante au séminaire des 25 et 26 mai 2016 à Cerisy-La-Salle (Normandie), qui a réuni une trentaine de participants dans une démarche de réflexion collective sur les spécificités du volontariat et l’articulation entre les dimensions citoyenne et professionnelle dans les expériences de volontariat à l’international.

Depuis 2010, l’OFQJ développe des missions de Service civique à l’international, prioritairement en francophonie nord-américaine (Québec, Acadie), faisant du Canada l’une des premières destinations des missions de Service civique à l’étranger avec une cinquantaine de missions portées annuellement.

De son côté, France Volontaires a pour mission de promouvoir les expériences de volontariat hors-Europe. L’association, membre de l’Agence du Service civique, fait référence en matière de volontariat et de solidarité internationale.

Les acteurs de la mobilité internationale présents au séminaire ont tenté de démontrer qu’une telle mobilité, si elle est citoyenne et solidaire, peut apporter des réponses aux problématiques que rencontrent aujourd’hui les jeunes adultes : leur désir d’aide à autrui, leur volonté d’engagement, leur insertion professionnelle, leur capacité à se débrouiller par eux-mêmes, leur curiosité, etc.

 

Principales pistes retenues

Le Centre de Cerisy et France Volontaires ont déjà mis à disposition le compte-rendu complet des discussions de la rencontre (en PDF cliquable, cliquer sur l’image ci-dessous). En voici le récapitulatif :

  • Un « volontariat-monde » qui s’exerce dans tous les sens et selon une géographie territoriale évolutive. Cette notion a suscité une forte adhésion.
  • Utilité sociale, pour dépasser la notion d’aide encore liée au volontariat « à l’international », et éviter certaines injonctions à l’employabilité, la performance, la compétence, la flexibilité, l’attractivité…
  • L’approche « métier », en substitution de l’approche par l’emploi, pour dépasser la visée d’employabilité dans les dispositifs de mobilité. Elle peut réconcilier l’idée de travail et de vocation dans la mesure où elle comporte un fort contenu relationnel et culturel.
  • Les métiers de la transition qui opèrent dans des secteurs vitaux (énergies renouvelables, éco-construction, alimentation saine …) au sein desquels les dimensions professionnelle et citoyenne s’articulent, dialoguent et progressent ensemble. Ces métiers sont exercés sur tous les continents et sont propices à la qualification mutuelle et aux échanges : se nourrir autrement, habiter le monde…
  • De nouvelles relations avec les sociétés d’accueil en actualisant la relation de coopération, en dégageant des enjeux partagés, en favorisant une qualification mutuelle sur les questions de jeunesse, et en rendant possible la réciprocité des échanges.
  • L’hospitalité : accueillir l’autre parce qu’il est autre, c’est se doter d’une capacité d’ouverture qui permet de mieux appréhender dans sa diversité le monde tel qu’il vient. L’Hospitalité doit être vue comme partie intégrante du triptyque : Mobilité/Solidarité/Citoyenneté.
  • La francophonie, suggérée comme opportunité d’« espace de circulation », en faisant un rapprochement avec le dispositif de volontaires francophones.
  • Le numérique, qui permet d’ouvrir des possibilités pour accéder à l’information, murir un projet, s’orienter, rejoindre une communauté. C’est l’objet du portail Découvrir le monde et de certaines initiatives en région.
  • Les ateliers territoriaux : prévus sur l’année 2017, pour explorer la piste des métiers de la transition dans les territoires qui s’engagent dans la mobilité solidaire. Ils s’inscriront plus largement dans la construction progressive de l’université populaire (ci-dessous).
  • Une université populaire de la mobilité solidaire, élaborée autour d’expériences partagées. Deux axes de progrès ont été présentés : la dimension individuelle de la mobilité solidaire (reconnaissance des acquis de l’expérience) et la dimension collective de la mobilité solidaire (partage, co-construction, projets collectifs).

 

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En savoir plus :

Cerisy est un centre de rencontres et de débats de renommée internationale.  Répondant à l’invitation de France Volontaires, l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) a été partie prenante au séminaire des 25 et 26 mai 2016 à Cerisy-La-Salle (N

Secrétariat général

date de création : 2017-01-05 10:30:45

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