Emmanuel Tran est un startuper anti-gaspi. A 30 ans, il a participé à la Semaine Numérique de Québec en 2016, avec l’OFQJ et la délégation française. Pour vous, il revient sur cette expérience humaine et professionnelle qui lui a manifestement laissé un excellent souvenir (certaines informations vous aideront peut-être à mieux préparer votre déplacement avec l’OFQJ 😉 ).

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Emmanuel avec une autre stratupeuse alsacienne aussi de la partie, Laura Fort.


Peux-tu nous rappeler ce qu’est Mummyz ?

Depuis plus d’un an, je propose aux professionnels de la restauration et aux particuliers de découvrir une façon simple d’agir pour éviter le gaspillage alimentaire (sans stigmatiser). Mummyz, c’est une application qui permet de partager des plats, pâtisseries et autres invendus / non-consommés, sous forme de bons plans géolocalisés et conviviaux. Mon but, c’est de transformer un acte de gâchis devenu banal (jeter des aliments non consommés) en un acte de consomm’action au quotidien. Vous pouvez découvrir Mummyz sur www.mummyz.fr.

Pourquoi avoir voulu participer à la Semaine Numérique de Québec avec l’OFQJ ?

Concernant les modes de vie, de façon générale, les français ont tendance à regarder et à s’inspirer de ce qui se passe côté Nord-Américain (consciemment ou inconsciemment). J’avais donc envie d’essayer de poser des bases pour « réussir là-bas ».

Je venais aussi de terminer un séjour d’un an à Montréal dans un autre cadre. J’y avais découvert des personnes en avance sur beaucoup de sujets, très ouvertes, très accessibles, très pragmatiques. Là-bas, on te donne plus facilement ta chance ! Et on regarde les « métriques » : si elles sont bonnes, ça avance pour tout le monde.

Les québécois sont francophones (comme nous) ET ils sont de culture américaine (pas comme nous) ! Je voyais donc cette semaine comme une vraie opportunité de pouvoir faire découvrir mon projet qui en était encore au stade de lancement.

Qu’as-tu vécu là-bas ?

J’ai bien sûr fait de nombreuses découvertes et rencontres « numériques », et pas que. J’ai récupéré plein d’informations utiles (par exemple sur le fonctionnement d’un incubateur là-bas, les conditions d’implantation pour une activité telle que la mienne…). J’ai fait quelques rencontres importantes pour mon projet. Par exemple, j’ai pu échanger avec un conférencier qui m’intéressait particulièrement et qui m’a inspiré (il avait fait sa thèse sur le gaspillage alimentaire). J’ai pris un long café avec des entrepreneurs aguerris de la communauté Bleu Blanc Tech que je venais de rencontrer et qui ont partagé leurs conseils précieux pour moi (Bleu Blanc Tech fait le pont entre Montréal et les communautés French Tech). Le jeune français qui occupait la même chambre d’hôtel que moi pendant la semaine m’a aidé à notre retour en France, en me mettant en relation avec des personnes influentes sur mon sujet…

J’ai aussi eu la chance de pouvoir participer au concours international de startups (pour lequel il fallait s’inscrire). Je suis arrivé en finale. J’ai du coup profité d’une belle visibilité sur place, y compris auprès des membres du jury (un représentant de la Banque de développement du Canada, un ministre du gouvernement québécois…). J’ai même obtenu un article dans un magazine local.

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Pitch d’Emmanuel Tran durant le concours international de startups.

En complément, je m’étais organisé des RDV tout seul, très facilement, par exemple avec les responsables de l’équivalent de la Banque Alimentaire Québécoise ou encore de l’association « Jour de la Terre » (un leader d’opinion).

Avec quoi es-tu revenu d’utile pour toi, pour ton projet ?

D’abord, je suis revenu avec une autre vision du sujet qui m’intéresse, complémentaire, en plus des informations utiles me permettant d’envisager une activité là-bas (cf. réglementation, ressources disponibles…). Je suis aussi revenu avec de nouveaux contacts. Certains québécois m’envoient par exemple régulièrement des informations sur les pratiques et l’actualité du gaspillage alimentaire là-bas (je n’ai par contre pas finalisé d’implantation de mon activité, il me manque encore la bonne personne pour s’en occuper sur place). Et certains membres de la délégation française emmenée par l’OFQJ me mettent de temps en temps en contact avec des personnes ressources en France.

Je suis aussi rentré avec un nouvel état d’esprit : je me mets moins de barrières, je suis plus à l’écoute, je me remets en question plus facilement, je suis plus dans l’échange pour faire avancer mon projet. J’ai le sentiment que cette semaine a constitué une étape dans mon parcours de jeune startuper.

 

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Emmanuel Tran avec Jean-Rottner, maire de Mulhouse, qui avait aussi fait le déplacement pour le fameux WAQ (Web à Québec).

Quels avantages as-tu trouvés à partir avec l’OFQJ ?

Partir avec l’OFQJ, ça a été l’occasion pour moi d’explorer le marché québécois, et aussi un excellent moyen de rencontrer des entrepreneurs et des acteurs économiques français/francophones d’autres régions ! Evidemment, le forfait proposé permet de réduire les coûts de la mission 😉

Quels conseils donnerais-tu aux français qui s’apprêtent à vivre cette Semaine Numérique de Québec avec l’OFQJ, du 3 au 8 avril 2017 ?

1. Préparez / organisez des RDV ciblés en avant votre départ, pour gagner du temps une fois sur place (avec l’aide de l’OFQJ, mais aussi tout seul, comme des grands !).

2. Fondez-vous dans la délégation française, rencontrez tout le monde.

3. Immiscez-vous dans les échanges entre québécois (ils sont très ouverts, plus faciles d’accès que chez nous, quelle que soit leur fonction).

4. Préparez votre pitch, vous allez pouvoir l’utiliser à chaque prise de contact ou presque.

5. Goûtez la poutine ! Il n’y parait pas comme ça, mais c’est addictif une fois qu’on a goûté (frites + du fromage "couic-couic" + une sauce brune).

 

 

Ecrit par Francis Blanrue

 

 

 

Emmanuel Tran est un startuper anti-gaspi. A 30 ans, il a participé à la Semaine Numérique de Québec en 2016, avec l’OFQJ et la délégation française. Pour vous, il revient sur cette expérience humaine et professionnelle qui lui a manifestement laissé un excellent souvenir (certaines informations vous aideront peut-être à mieux préparer votre déplacement avec l’OFQJ 😉 ).

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Communication

date de création : 2017-03-29 11:39:49

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