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Fraîchement diplômée d’un master en marketing-vente, Eléna savait qu’il manquait encore une étape importante à son parcours : une expérience internationale. Entre envie de partir et incertitude sur les démarches, c’est une vidéo Youtube et une recherche Google qui l’ont menée jusqu’à l’OFQJ… 

Elle a ainsi réalisé un stage de six mois, de janvier à juillet 2025, au Club Med Canada à Montréal en tant qu’Assistante Marketing et Communication B to B, une expérience enrichissante qui lui a permis de consolider ses compétences tout en découvrant un environnement de travail international. 

Un stage trouvé sur Linkedin

Comment tu as trouvé ton stage ?

Je venais d’être diplômée d’un master en marketing vente et il manquait quelque chose sur mon CV : une expérience à l’étranger. Je voulais partir, donc j’ai contacté une connaissance, via LinkedIn, qui travaillait au Club Med au Canada. Je lui ai fait part de mon intérêt pour une opportunité professionnelle. Trois mois plus tard, elle m’a transmis une offre de stage de 6 mois. Le timing était parfait : je venais de découvrir l’OFQJ.

Puis tout s’est enchainé : j’ai postulé, j’ai passé les entretiens, j’ai été sélectionnée, et j’ai débuté les démarches pour le permis de travail.

De base, l’offre de stage n’était pas publique, car elle était destinée uniquement aux écoles de commerce. Je recommande vraiment aux jeunes de prendre l’initiative sur LinkedIn – ça peut faire la différence.

Témoignage Elena, Stages pour demandeurs d'emploi
Témoignage Elena, Stages pour demandeurs d'emploi
Témoignage Elena, Stages pour demandeurs d'emploi

Comment tu as connu l’OFQJ ?

J’avais connu l’OFQJ en effectuant des recherches personnelles sur Internet, car j’avais pour projet de partir travailler au Canada, en CDI ou en VIE. Je ne connaissais ni l’OFQJ ni France Travail avant. En tapant “aide à la mobilité au Canada”, je suis tombée sur le site de l’OFQJ, que j’ai trouvé très clair. En parallèle, j’ai aussi trouvé une vidéo YouTube d’une fille qui racontait son expérience avec l’OFQJ, comment elle avait trouvé son stage via la plateforme – ça m’a permis de vérifier les conditions puis j’ai contacté les équipes.

Un accompagnement clair et personnalisé !

As-tu participé aux ateliers d’information en visioconférence ?

Oui, à tous. Ça m’avait bien aidée pour les démarches, bien comprendre ce qui était possible, pas possible, le processus, et c’était très clair.

Qu’as-tu pensé de ton accompagnement avec l’OFQJ (démarches administratives, légales, logistiques) ?

J’ai trouvé l’accompagnement de l’OFQJ très positif. On a eu un premier rendez-vous collectif en petit groupe (6-7 personnes), et on partait à peu près à la même période, en janvier. C’était très clair : Aurore nous avait bien présenté tout ce qu’il fallait savoir et faire, notamment pour les démarches liées au permis de travail. On pouvait poser nos questions simplement.

C’était aussi utile de rencontrer d’autres participants partant à Montréal, pour créer des contacts et chercher des colocations. Le groupe Discord, et aussi l’idée du groupe WhatsApp (même si je ne l’ai pas eu personnellement), c’est une très bonne idée pour mettre en lien les jeunes.

J’ai aussi eu une deuxième visioconférence de préparation au départ, plus rapide, pour relire les infos déjà envoyées.

Et surtout, Aurore était toujours très disponible et réactive, que ce soit par mail ou téléphone. Toujours très gentille. Donc vraiment, expérience très positive avec l’OFQJ.

Témoignage Elena, Stages pour demandeurs d'emploi
Témoignage Elena, Stages pour demandeurs d'emploi

Le budget :
un élément clé de la réussite 

Quels ont été tes financements ?

Alors, j’ai perçu trois types de financement. Comme j’étais en alternance, j’ai pu conserver, grâce à France Travail et l’OFQJ, mes allocations chômage à la hauteur de 850€ par mois, ce qui m’a beaucoup aidée.  En plus, j’avais une gratification de stage de 1500$ CAD par mois, plus 100$ pour le transport.

J’ai aussi reçu une aide de 400€ de la région Auvergne-Rhône-Alpes via l’OFQJ, une vraie surprise, qui m’a permis de souscrire aux assurances et m’équiper pour l’hiver canadien.

Au total, cela représentait environ 1800 € (environ 2900$CAD) par mois, ce qui m’a permis de ne pas faire de colocation et de louer un Airbnb, un confort important pour moi, car je préfère vivre seule.

Comment as-tu géré ton budget “départ” ?

Ne pas avoir ouvert de compte bancaire canadien m’a exposé à des frais liés aux taux de change, pouvant aller jusqu’à 60€ par mois. Il est donc important de se renseigner à l’avance, car même si les démarches administratives peuvent être complexes, cela peut permettre d’optimiser la gestion financière sur place.

Pour l’assurance, j’ai profité du partenariat avec Chapka, ça m’a permis d’économiser environ 100 à 150€ sur six mois.

Pour le billet d’avion, j’ai eu la chance que le Club Med ait des partenariats avec des compagnies aériennes. Ça a donc été pris en charge par ma structure d’accueil.

Petit conseil : j’ai acheté ma doudoune sur Marketplace, c’est rapide, en main propre, comme un Vinted local – très pratique à l’arrivée au Canada !

La mobilité aurait-elle été réalisable sans les financements de l’OFQJ et des partenaires ?

Alors oui, je serai partie parce que je voulais vraiment faire une expérience à l’international au niveau professionnel. Me connaissant, je ne suis pas très colocation donc j’aurais tout de même choisi un hébergement pour moi seule. Avec un niveau de vie moindre, j’aurai limité les sorties et voyages…Là, c’est vrai que j’étais plutôt confortable.

En France, on a une grande chance d’avoir des aides comme celles-là — il faut les saisir !

Témoignage Elena, Stages pour demandeurs d'emploi
Témoignage Elena, Stages pour demandeurs d'emploi

Pendant ton stage, quelles étaient tes missions ?

Ma mission principale, c’était la promotion de la marque Club Med et de nos offres auprès de nos partenaires professionnels du voyage, donc principalement les agences de voyages. Donc, j’étais en marketing B to B en direct. Sur le marché nord-américain, j’avais comme cible principalement Ontario (coté anglophone) et Québec (côté francophone); mais aussi d’autres zones à travers le monde.

Je coordonnais des outils marketing online et offline : création de flyers, newsletters hebdomadaires, réseaux sociaux… J’accompagnais aussi les équipes de vente : présentations de produits, publicité sur lieu de vente dans nos agences, commandes de goodies, préparation d’événements.

Et comme j’étais déjà diplômée avec un peu d’expérience, j’ai eu plus de responsabilités.

Une mission B2B et de vraies responsabilités  

Pendant ton stage, quelles étaient tes missions ? 

Ma mission principale, c’était la promotion de la marque Club Med et de nos offres auprès de nos partenaires professionnels du voyage, donc principalement les agences de voyages. Donc, j’étais en marketing B to B en direct. Sur le marché nord-américain, j’avais comme cible principalement Ontario (coté anglophone) et Québec (côté francophone); mais aussi d’autres zones à travers le monde. 

Je coordonnais des outils marketing online et offline : création de flyers, newsletters hebdomadaires, réseaux sociaux… J’accompagnais aussi les équipes de vente : présentations de produits, publicité sur lieu de vente dans nos agences, commandes de goodies, préparation d’événements.

Et comme j’étais déjà diplômée avec un peu d’expérience, j’ai eu plus de responsabilités. 

Quel était ton objectif professionnel ?

Je dirais que c’est vraiment l’amélioration de mon anglais. C’était un des objectifs que j’avais en partant, parce que c’était un peu ce qui manquait sur mon CV. Je savais qu’en partant 6 mois au Québec, je n’allais pas devenir bilingue, mais je voulais reprendre les bases et surtout reprendre confiance à l’oral.

Au début, ce n’était pas facile, mais comme j’avais des missions tous les jours en français et en anglais, à l’écrit et à l’oral, ça m’a vraiment aidée. Les réunions avec les partenaires étaient en anglais, donc ça m’a forcée à progresser, et aujourd’hui je suis plus à l’aise. Ce fut un accomplissement professionnel, et je suis contente de l’avoir réussi.  

Témoignage Elena, Stages pour demandeurs d'emploi

C’était comment ta première expérience à l’international ?

Une vraie expérience personnelle et professionnelle. Moi, ça s’est super bien passé dans l’entreprise, j’ai beaucoup appris. Il faut quand même aimer être autonome et solitaire, c’était mon cas. Après Montréal, c’est quand même une superbe ville pour faire des connaissances, c’est multiculturel, c’est dynamique, c’est vivant, il y a pleins de jeunes, donc l’intégration à Montréal, en tout cas, est plutôt facile.

Et je suis très frileuse, mais l’hiver est une saison magnifique aussi. Bien équipé, on n’a pas si froid, alors il ne faut pas attendre l’été pour profiter.
Je conseille aux personnes qui souhaitent améliorer l’anglais, c’était mon cas ! J’ai amélioré dans un contexte où je pouvais aussi parler français. Une très belle expérience à revivre que je conseille à beaucoup de jeunes et encore plus aux jeunes diplômés.

Tu parlais de l’équilibre entre vie personnelle et professionnelle – C’est une différence culturelle forte que l’on ressent au Québec. Est-ce que tu en as perçu d’autres ?

Je n’ai pas connu beaucoup d’entreprises, mais comparé à mon alternance en France, j’ai trouvé le milieu professionnel au Québec beaucoup plus bienveillant, collaboratif et flexible, notamment sur les horaires.

Au Club Med, le travail était vraiment valorisé, même en tant que stagiaire : on pouvait proposer nos idées librement.

Et sur l’intégration, aucun souci : Au Québec, c’est très simple de s’intégrer (même pour les timides). Les Québécois sont très accueillants et bienveillants.

Témoignage Elena, Stages pour demandeurs d'emploi
Témoignage Elena, Stages pour demandeurs d'emploi

Est-ce que tu peux nous partager ton meilleur souvenir sur ces six derniers mois ?

Et au niveau personnel, c’est quand ma famille et mes amis sont venus me voir. Leur faire découvrir la ville, leur montrer où j’habitais, ma routine, ça m’a fait vraiment plaisir. Avec le décalage horaire, ça faisait du bien de les retrouver un peu. Mais aussi, le match de hockey des Canadiens au Centre Bell, que j’ai eu la chance de voir avec l’équipe Transport de l’entreprise.

As-tu senti une Elena d’avant Montréal et une Elena d’après Montréal ? Quels sont les changements ?

OUI, sur plein de choses !

Déjà, comme je disais, j’étais quelqu’un de très solitaire et c’était la première fois que je vivais seule. Je voulais me challenger, gérer un appartement seul — et ça, c’est accompli. Je dirais autonomie et adaptabilité.

Même si la culture québécoise se rapproche de la France, il faut quand même s’adapter, et j’ai beaucoup aimé ça.
Et je me suis aussi rendu compte que je n’aimais pas tant que ça être seule : j’ai aimé rencontrer du monde, me sociabiliser au boulot. Ça m’a permis de réfléchir à ce que je veux, de me poser, et de découvrir de nouvelles facettes de moi.

Et maintenant, qu’envisages-tu pour le futur ?

Quels sont tes projets professionnels ? 

Depuis mon retour en France il y a deux semaines, je cherche un CDI en marketing à Lyon. 

Le mot de la fin…

Que dirais-tu à un jeune pour lui donner envie de réaliser un stage pour demandeur d’emploi avec l’OFQJ ?  
À un jeune qui hésite, je dirais : fonce. L’OFQJ encadre vraiment bien le projet, les aides sont concrètes et permettent de vivre correctement au Canada.

L’expérience vaut largement le saut dans l’inconnu.

C’est une expérience qu’on vit peut-être qu’une fois dans sa vie, et qui apporte énormément, surtout au niveau professionnel. Avec le marché actuel, peu importe le secteur, ce sera toujours un plus sur le CV — et aussi sur le plan personnel. 
Moi, si je devais le refaire, je le referais sans hésiter.   

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