Le 19 mai, neuf jeunes participants de l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ), issus de France et du Québec, ont été accueillis au Sénat par Loïc Hervé, vice-président du Sénat et administrateur de l’OFQJ. Cette rencontre institutionnelle s’est tenue à l’occasion de la visite en France de Nathalie Roy, présidente de l’Assemblée nationale du Québec, accompagnée de parlementaires québécois et français.
En présence d’Armelle Dugué, secrétaire générale de l’OFQJ, cette séquence a permis de valoriser concrètement les retombées des programmes de mobilité internationale France–Québec. Les jeunes participants ont partagé leurs parcours, illustrant l’impact de ces expériences sur leur insertion professionnelle, leur engagement et leur ouverture à l’international.




Des parcours de mobilité au service de la coopération franco-québécoise
Les témoignages ont mis en évidence la diversité des profils accompagnés par l’OFQJ, ainsi que la pluralité des secteurs concernés : entrepreneuriat, culture, innovation, agriculture urbaine, action sociale ou encore affaires publiques.
Parmi eux, Xavier Beaunol, cofondateur de la startup Vtolia, a présenté son engagement dans le développement de solutions de transport en drones pour des usages médicaux et humanitaires. Sa participation au Sommet des Batteries de Shawinigan a permis de créer des liens de coopération économique et technologique entre la France et le Québec.
Charlotte-Amélie Veaux, cofondatrice du studio créatif Onyo, a quant à elle souligné l’apport des échanges culturels dans le développement de projets artistiques innovants. Grâce au programme Odyssart, elle a pu collaborer avec des partenaires québécois autour de sa création artistique immersive, Rivière-Etoile.
Les initiatives à impact social ont également été représentées, notamment par Moussa Sylla, engagé dans des projets d’agriculture urbaine en Seine-Saint-Denis, ou encore Anna Chianese Manca, investie dans la prévention et la lutte contre les violences sexuelles à travers des missions réalisées entre la France et le Québec.
Les échanges ont permis de présenter des initiatives telles que le Comité d’action politique franco-québécois (CAP FQ), qui favorise le dialogue entre les organisations de jeunesse des partis politiques de France et du Québec. Erwan Bendahou, Président de la délégation française du CAP FQ, et Morgan Bougeard, trésorier du CAP FQ, étaient également présents afin de présenter ce dispositif qui organisera une mission exploratoire au Québec à l’automne.
Les participants québécois ont également témoigné des bénéfices de leur expérience en France. Marine Leblay-Dumont, étudiante en histoire de l’art, a effectué un stage au Centre des monuments nationaux, contribuant à renforcer les échanges patrimoniaux et culturels. Véronique Janelle et Ilan Comeau, tous deux diplômés de l’Université de Montréal, ont partagé leur expérience au sein d’institutions québécoises à Paris, notamment à la Délégation générale du Québec, soulignant l’importance des mobilités professionnelles dans les secteurs des affaires publiques et de la communication.
Une dynamique institutionnelle au service de la jeunesse
Cette rencontre a également mis en avant le rôle structurant des groupes d’amitié France–Québec du Sénat et de l’Assemblée nationale, représentés au conseil d’administration de l’OFQJ par le sénateur Loïc Hervé et le député Stéphane Lenormand. Leur implication contribue à inscrire les programmes de mobilité dans une dynamique durable de coopération bilatérale.
Les députés et les sénateurs présents ont longuement échangé avec les jeunes, et exprimé leur satisfaction à l’écoute de ces témoignages inspirants. Ils se sont déclarés stimulés par ces récits, preuve que leur travail de collaboration institutionnelle mène à la réussite d’actions concrètes des jeunes, qui elles-mêmes viendront alimenter la relation bilatérale.
L’OFQJ, acteur clé de la mobilité France–Québec depuis 1968
Depuis sa création en 1968, l’OFQJ accompagne chaque année des milliers de jeunes dans leurs projets de mobilité entre la France et le Québec. Cette rencontre au Sénat illustre la capacité de l’organisme à soutenir des parcours variés et à favoriser des échanges structurants pour les individus comme pour les territoires.
À travers ces témoignages, les participants ont rappelé le rôle essentiel des programmes de mobilité internationale dans le développement des compétences, l’innovation et le renforcement des liens entre les deux sociétés.