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Du 12 au 19 mai 2026, vingt-deux jeunes journalistes et citoyens de France, de Belgique, du Québec et de la Francophonie canadienne ont participé au Festival international de journalisme de Carleton-sur-Mer (FIJC), au Québec.

Cette délégation internationale a bénéficié de l’accompagnement des sections France et Québec de l’OFQJ, ainsi que du Bureau International Jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Regards croisés des jeunesses francophones sur l’information

Dès leur arrivée, les membres de la délégation ont débuté un programme de visites préparées par l’OFQJ menant à des discussions nourries sur leurs pratiques respectives. Une visite de Radio-Canada à Montréal a marqué le début du séjour, avant leur installation à Carleton-sur-Mer.

Un temps fort de la participation a été la table ronde intitulée « Regards croisés des jeunesses francophones sur l’information de demain », le vendredi 15 mai. Plusieurs intervenants issus de différents territoires y ont partagé leurs réalités.

Festival international de journalisme de Carleton-sur-Mer 2026

Nos pairs Camélia Kheiredine, Cédric Thévenin, Louis Van Ginneken et Marika Bellavance nous ont donné un aperçu de leurs quotidiens sur leurs différents territoires, c’est-à-dire la France avec les jeunes publics pour Camélia, le Nouveau-Brunswick avec un public vieillissant pour Cédric, la Belgique avec un auditoire plus engagé pour Louis et finalement la capitale nationale Ottawa chez un média lui aussi national, Radio-Canada, pour Marika. Le tout était modéré par Emma Clavie et Océane Chevrier qui ont su maintenir le cap de la discussion sur « comment l’information de demain peut-elle rester pertinente et crédible ».
On a d’abord exploré les différentes pratiques de nos pairs et rapidement les conversations ont tourné vers les inquiétudes qui habitent leurs différents médias. Des conversations qui ont fait écho à celles plus informelles que nous avions eues dans les jours précédents. Un des grands questionnements restera toujours la transition numérique, qui implique de nombreux défis tels que la fragmentation du contenu ou la charge additionnelle de travail, impliquant parfois même de nouvelles compétences. Puis, la conversation s’est ensuite tournée sur la posture du journalisme à l’ère où il faut toujours être des plus « authentiques » tout en restant rigoureux… Sans oublier le contact avec le public, qui est encore plus important de solidifier et de cultiver sa confiance.
(…)
La conversation s’est conclue sur le statut assez précaire qui vient souvent avec ce choix de carrière. Je pense, tout de même, que ce qui ressort de ce panel restent l’espoir et l’envie de questionner les modèles établis pour peut-être mieux se les approprier et trouver une manière de permettre au journalisme de revenir à quelque chose de plus collectif.

– Ariane Monzerolle et photo de Santiago Devriendt, membres de la délégation jeunesse qui participent au FIJC. 

La délégation a également rencontré Mme Camille Pauly, consule générale adjointe au Consulat général de France à Québec, profitant de son passage au FIJC, pour un moment d’échanges privilégiés avec l’équipe du Consulat.

Au-delà des temps formels, les jeunes professionnels ont bénéficié de nombreux moments d’échanges informels, favorisant la mise en réseau et le partage d’expériences. Ces discussions ont fait émerger des préoccupations communes, mais aussi des perspectives d’adaptation et d’innovation face aux mutations du secteur.

Au terme du festival, plusieurs participants ont souligné l’importance de ces espaces de dialogue pour questionner les modèles existants et envisager des pratiques plus collectives.

Festival international de journalisme de Carleton-sur-Mer 2026

Cette mission à Carleton-sur-Mer m’a permis de m’interroger sur les mutations et responsabilités des médias aujourd’hui, et surtout celles à venir. Ces réflexions ont été grandement enrichies par les échanges avec les autres jeunes de la délégation (à propos de leur vision du journalisme, de l’éducation aux médias, du lien de confiance avec les citoyens/citoyennes, de l’indépendance éditoriale). J’en retire une expérience inspirante, enrichissante tant sur le plan professionnel que personnel, et grâce à laquelle j’ai pu faire de très belles rencontres.

– Cléo Derwel, journaliste

Ce qui m’a motivée à réaliser cette mission est le fait de pouvoir participer à un festival international de journalisme, quelque chose que je ne connaissais pas avant. Le fait que ce soit dans un pays où j’aspire à une mobilité est un plus. Néanmoins, ma motivation principale était de connaître les dessous d’une rédaction canadienne et de pouvoir comparé la vie d’un journaliste en contrat ou non à ceux des Français.

– Daria TCHEMY, étudiante en journalisme

Festival international de journalisme de Carleton-sur-Mer 2026
Festival international de journalisme de Carleton-sur-Mer 2026

J’ai particulièrement apprécié les échanges au sein de la délégation et notamment la table ronde « Regards croisés des jeunes francophones sur l’information de demain » à laquelle j’ai pu contribuer. Les échanges avec les professionnels canadiens et québécois furent aussi riches en apprentissages !

– Anonyme 

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