Travailler en France
Travailler en France ? Pourquoi pas ! Certaines professions sont en demande, certains secteurs recrutent. Mais avant de vous précipiter, prenez le temps de vous renseigner pour savoir quelles sont les perspectives qui s’offrent à vous. Y a-t-il un potentiel de recrutement dans la région où vous souhaitez vous rendre ou dans votre domaine de compétences ?
L’OFQJ offre le programme de Mobilité des Jeunes travailleurs (MJT) qui permet d’obtenir un visa de travail à durée déterminée pour une période de 6 à 12 mois. Le travail doit être en adéquation avec le parcours professionnel au Québec.
Important : avant d’entreprendre des démarches de recherche d’emploi, consulter notre section sur les Visas pour la France. Vous ne pourrez travailler en France qu’à condition d’avoir un visa approprié dans votre passeport. Renseignez-vous et soyez attentif aux formalités administratives d’obtention d’un visa de travail.
Le marché du travail français et ses perspectives
Quels sont les métiers où l'emploi augmente ?
Combien y a-t-il d'informaticiens ou de cuisiniers ?
Quelles sont les caractéristiques des embauches ?
Quel est le profil des personnes exerçant tel ou tel métier ?
Quels sont les demandeurs d'emploi par métier ?
Pour plus d’information, référez-vous à l’espace jeunes du site du ministère de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement.
Les appellations d'une profession ou d'un métier
Une profession ou un métier peut porter des noms différents d’un pays à l’autre. Assurez-vous que la profession ou le métier que vous désirez exercer en France porte la même appellation et correspond à la même réalité. Par exemple, en France, un représentant des ventes sera appelé un commercial et un cadre n’aura pas les mêmes responsabilités d’un pays à l’autre (différence de statut).
• Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois (ROME)
Les professions réglementées
Informez-vous sur le secteur d’activité dans lequel vous souhaitez travailler en France. Certains métiers ou certaines professions y sont réglementés ou assujettis à des exigences réglementaires (professions d’exercice exclusif, à titre réservé ou métiers réglementés).
L’exercice par des étrangers de certaines professions dites "réglementées" fait l’objet de dispositions spécifiques qui s’ajoutent aux règles de droit commun. Ces dispositions sont liées :
• soit à la nationalité (certaines professions étant fermées aux étrangers),
• soit à l’exigence de certains diplômes ou autorisations diverses.
Par ailleurs, l’accès des étrangers à ces professions est souvent soumis à la consultation préalable des organismes habilités à vérifier s’ils remplissent les conditions requises pour l’exercice de ces professions.
Si vous êtes soumis à réglementation, vous devrez entreprendre des démarches (demande administrative, examens, etc.) auprès de l'ordre professionnel ou de l'organisme de réglementation compétent et payer des cotisations afin d’obtenir une reconnaissance professionnelle et pouvoir exercer en France.
• Les professions réglementées
Les conditions de travail
Le marché du travail français est régi par des lois et des règlements explicités dans un Code du travail, elles protègent les travailleurs et visent à établir des relations de travail harmonieuses. En France, les conditions minimales de travail sont fixées par le Ministère de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement. Ils établissent entre autres, le salaire horaire minimum, les congés, les procédures de licenciement, etc. en matière de travail.
• Site du Ministère de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement.
• Juritravail (toute l’information pratique en droit du travail).
En France, les directions départementales du Travail, de l'Emploi et de la Formation professionnelle (DDTEFP) veillent au respect du droit du travail dans les entreprises, informent, conseillent et proposent des aides pour favoriser l'emploi et la formation professionnelle.
Le contrôle de l'application de la réglementation du travail est assuré par les inspecteurs et contrôleurs du travail.
>Conditions minimales de travail
Votre employeur français doit appliquer la réglementation du travail, en matière de :
• durée du travail : vous avez droit au paiement des heures supplémentaires
• vacances et congés : droit aux congés payés, aux jours fériés
• hygiène et sécurité : pour les locaux de travail et matériels utilisés
• médecine du travail : visite médicale du travail obligatoire ;
• travail des enfants, travail de nuit...
En ce qui concerne le paiement de votre salaire, votre employeur doit vous verser au moins une fois par mois le salaire correspondant à votre travail : le montant de ce salaire est au moins égal au salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC). Vous avez droit aux primes et indemnités diverses : prime de transport, de déplacement, de participation aux bénéfices...
Vous pouvez obtenir un contrat à durée indéterminée (CDI), déterminée (CDD) ou un contrat de travail temporaire, qui est conclue entre trois parties : le salarié, l'entreprise de travail temporaire et le client utilisateur.
Payer ses impôts
La déclaration de revenu est obligatoire dès que l’on reçoit un salaire ou des revenus de sources françaises. Elle s’effectue le 1 mars de chaque année sur un formulaire intitulé Votre déclaration de revenu disponible à la mairie ou au Centre des impôts de votre lieu de domicile. Les impôts ne sont pas prélevés à la source. Vous devez épargner un montant égal à environ 15% de votre salaire brut pour payer les impôts en mars.
Pour plus d’information, il faut vous adresser, soit aux Services fiscaux de votre lieu de domicile ou vous renseigner par téléphone auprès du Centre interministériel de renseignements administratifs (CIRA) à Paris au 08.21.08.09.10.
Le site de l’Association des Québécois en France offre un dossier complet sur la question de l’impôt
Syndicats
Plus de 8 % des salariés sont syndiqués en France, alors que ce taux s’élève à plus de 40% au Québec. Ce faible taux de syndicalisation est surtout dû à la montée du chômage et à la précarisation des emplois en France. Les petites entreprises de cinquante employés et moins n’ont généralement pas de représentants syndicaux. Si le bastion syndical reste le secteur industriel, l’adhésion aux organisations syndicales est plus fréquente pour les cadres que pour les ouvriers. Les salariés non-syndiqués jouissent des mêmes avantages que les syndiqués à l'issue d'une négociation.
Il existe deux grandes catégories de syndicats: les syndicats professionnels (comme les électriciens, les charpentiers ou les imprimeurs), et les syndicats de l’industrie (de l’automobile ou de la sidérurgie, par exemple). Il existe également des syndicats représentant les membres de la fonction publique, les employeurs (syndicats patronaux) et des syndicats regroupant des salariés sur la base de leur qualification (tels des syndicats de cadres), la Confédération générale du travail (CGT) en France.
Si vous êtes syndiqué, votre convention collective est le document de référence quant à vos droits. Votre contrat de travail doit obligatoirement mentionner la convention collective dont relève l’entreprise qui vous emploie.
• Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT)
• Force Ouvrière (CGT-FO)
• Confédération Générale du Travail (CGT)
• Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC)
• Confédération Générale des Cadres (CFE-CGC)
