Hébergement en France
Selon la durée de votre séjour en France, vous avez le choix entre plusieurs types d’hébergement. Que vous nécessitiez une chambre pour quelques nuits seulement ou pour une plus longue durée, il vous est possible de dénicher un coin pour dormir à prix abordable.
Ainsi, ceux qui veulent rester plus d’un mois dans une même ville peuvent trouver une solution économique en utilisant les Foyers pour jeunes travailleurs ou étudiants. Des petits hôtels ou une chambre en ville s’adressent à ceux dont le budget le permet. Le visiteur choisira les Centres de rencontres internationales pour les courts séjours. Finalement, on trouve tout au long de sa route des auberges de jeunesse à peu de frais.
Hébergements de longue durée
>Centre national des œuvres universitaires (CROUS)
L’accès au logement étudiant dépend de nombreux critères : statut de boursier, parents en France, cycle d’études, moyens financiers, durée du séjour… Les CROUS gèrent les résidences universitaires réservées aux étudiants, situées à proximité des campus et des restaurants universitaires. L'obtention d'un logement n'est pas automatique et dépend du nombre de places disponibles.
Les étudiants venant à titre individuel ne pourront être logés par le CROUS que sous réserve de places disponibles. Si vous ne voulez pas ou vous ne pouvez pas vous loger en cité ou en résidence universitaire, le Crous peut vous aider en vous proposant des adresses de logement dans le privé.
http://www.cnous.fr, voir la section étudiants étrangers.
>Cité Internationale de l’Université de Paris (CIUP)
Vous étudiez en région parisienne. Vous pourrez peut-être trouver une chambre à la Cité Internationale de l’Université de Paris (CIUP). Celle-ci possède 38 maisons d’étudiants qui représentent un pays ou une école parisienne. Les conditions d’admission : votre pays doit être représenté à la Cité Internationale, ce qui est le cas pour le Canada. Sachez cependant que vous aurez plus de chances si vous êtes admis en 2e cycle de l’enseignement supérieur.
En ce qui concerne les autres étudiants pour lesquelles aucune maison ne correspond, ils devront s'adresser au service de la Fondation Nationale (voir la Maison des étudiants canadiens).
>Foyers des jeunes travailleurs
Si vous avez trouvé un emploi en France et êtes âgé entre 18 et 25 ans, vous pouvez demander à être logé dans un foyer de jeunes travailleurs. Il en existe un, voire plusieurs, dans toutes les villes de moyenne importance. Moyennant une pension, vous bénéficiez d’une chambre individuelle ou parfois collective, vous prenez vos repas et, généralement, le foyer propose à ses résidents une animation. Mais attention, certains établissements ont une liste d’attente de plusieurs mois. La meilleure solution serait donc de vous inscrire plusieurs mois avant de quitter le Québec en écrivant au directeur du foyer qui vous intéresse.
Le montant des pensions varie de même que le dépôt d’une région à l’autre. Aussi, nous vous conseillons, pour tous renseignements et conditions d’inscription, de vous adresser aux Centres Information Jeunesse (CIJ) ou aux associations nationales qui fédèrent les foyers de jeunes travailleurs (Union des Foyers de jeunes travailleurs - FJT).
>Foyers d’étudiants
Les foyers d’étudiants sont gérés par des associations privées. Cette formule d’hébergement, peut-être plus que les autres, est très prisée par les étudiants. On retrouve des foyers pour jeunes hommes et pour jeunes filles, des foyers mixtes et religieux. Toujours le même conseil : réservez votre place plusieurs mois avant de quitter votre pays en écrivant aux associations gestionnaires, comme l’Union des Maisons d’Étudiants ou l’Association Catholique des Services de la Jeunesse Féminine.
• Union des Maisons d'étudiants
15, rue Ferrus - 75014 Paris
Téléphone: 01 45 89 38 35
• Association Catholique des Services de la Jeunesse Féminine
63, rue Monsieu-le-Prince - 75006 Paris
Téléphone: 01 43 26 92 84 (14h.-18h.)
Des listes sont disponibles dans les Centres Information Jeunesse (CIJ) et organismes ayant un service logement.
Logement chez un particulier
Il arrive que certaines personnes vivant dans des appartements trop grands pour elles offrent une de leurs chambres à un locataire. Cette formule, si elle est peut-être économique, implique des règles très strictes et parfois même contraignantes de cohabitation. Tout dépend de votre caractère, de votre façon de vivre et de ceux de votre "logeur". Si vous optez pour le logement chez un particulier, il faut dès le départ bien s’entendre sur le montant du loyer (y aura-t-il des charges supplémentaires ?) et sur les règles de vie de la maison. On trouve quelquefois des offres dans les annonces des CROUS et des CIJ, sous la rubrique "Petites annonces" de différents journaux (exemple : le journal "De particulier à particulier") et "Petites annonces hébergement" du site de l’OFQJ.
>Logement au pair
En échange de quelques heures de travail quotidien (garde d’enfants, ménage, etc.), la famille qui vous emploie met à votre disposition une chambre indépendante ou attenante à son appartement.
>Associations d’étudiants
Dans certaines villes universitaires, des associations d’étudiants proposent à leurs adhérents, moyennant une cotisation, des chambres ou des studios. Précisons que pour bénéficier de ce service, il faut être étudiant et que ce n’est pas non plus la solution miracle à la crise du logement. Là encore, la demande est bien supérieure à l’offre.
>Échanges d’appartement
Voici une formule d’hébergement très économique puisqu’elle ne vous coûtera que les quelques sous d’une cotisation. Intéressant, non ? lutôt que de laisser votre logement inoccupé dans votre pays durant votre absence, vous allez le mettre à la disposition d’un Français. En échange, vous bénéficiez de l’appartement de ce dernier. Renseignez-vous auprès de l’Association Québec/France ou auprès de votre CIJ local.
En location
La recherche d’une chambre ou d’un appartement en location est une opération particulièrement difficile dans les grandes villes. Différents journaux comme "Le Figaro", "France-soir" et "Libération" publient des offres de location. Mais 90 % de ces offres sont publiées par des agences immobilières. Très peu de chance donc d’y trouver des annonces émanant de particuliers. Cependant, vous trouverez des annonces de particuliers dans certains hebdomadaires spécialisés dans ce type de transaction : " De particulier à Particulier", "Sans intermédiaire" et "Locations et Ventes" ; les trois titres principaux paraissent chaque jeudi en kiosque. Consultez également les journaux distribués gratuitement. Tous les quotidiens régionaux ou locaux incluent aussi de telles rubriques. Il peut être intéressant de partager une grande maison à plusieurs pour limiter les frais souvent élevés.
Il faut compter environ 500 € par mois en moyenne à Paris pour un simple studio. Le coût prohibitif est surtout propre à Paris ou aux grandes régions touristiques.
Si vous êtes étudiant sans revenu, il ne faut pas hésiter à demander un dégrèvement (il s’agit d’un trop perçu de la part du Trésor public qui donne lieu à une restitution) ; on peut réduire le montant de plus de la moitié. Vous devez vous présenter au Trésor Public (Direction générale de la Comptabilité publique du Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie) avec une lettre indiquant les motifs pour lesquels vous souhaitez un dégrèvement
>Associations de locataires
Pour tous problèmes concernant votre loyer, sachez qu'il existe à Paris des associations de locataires qui pourront vous informer de vos droits et obligations. Par exemple, on retrouve :
• La Confédération Nationale du Logement (CNL),
62, rue Richard Lenoir, 75011 Paris, tél.: 01.47.00.96.20;
• L'Association des Comités de Défense des Locataires (ACDL),
11, rue Bellefond, 75009 Paris, tél.: 01.48.74.94.84;
• Le Centre d'Information et de Défense des Locataires (CIDEL),
9, rue Severo, 75014 Paris, tél.: 01.45.41.47.76
Il faudra généralement vous rendre sur place afin obtenir les informations désirées. Consultez la page des liens Internet utiles à votre recherche d’hébergement.
>Allocation logement
L’obtention d’une allocation de logement, sauf exception, est réservée au titulaire d’une carte de séjour (donc pour tout séjour de plus de 6 mois).
À l’instar de leurs homologues français, les étudiants québécois poursuivant des études en France peuvent bénéficier de l’allocation logement qui est calculée en fonction de leur loyer et de leur revenu. Sachant que la très grande majorité ne disposera d’aucun revenu en France, ils devraient pouvoir recevoir le maximum (le montant pouvant être très variable).
