Nathalie Boutillier, Dijon (21) • séjour en 2006
tourisme, hôtellerie, restauration, loisirs • Coopération institutionnelle étudiante
Étudiante en tourisme en stage à Aventure sur la Route des Fourrures
« Le stage que j'ai pu effectuer auprès d'Aventure sur la Route des Fourrures aura été riche de rebondissements, d'apprentissages professionnels et personnels ; mais non sans rencontrer un certain nombre de difficultés.(...) J'allais me rendre compte que le plus gros travail que j'allais avoir à faire serait de constituer un plan d'affaires qui irait entre les mains de promoteurs et de financiers, afin d'obtenir des subventions pour la construction d'une Auberge touristique, qui deviendrait le bureau officiel de l'entreprise. Ce stage s'insérait dans le cadre d'un projet professionnel, puisqu'il visait à faire connaître l'entreprise, son potentiel actuel, mais surtout à venir pour le développement économique et touristique de la région du Saguenay/Lac-Saint-Jean. Et ainsi inciter les acteurs politiques du développement local et régional, à subventionner le projet.(...)
Route avec issue
Pour mettre fin à cette aventure, il me faut bien admettre que je n'avais encore jamais vécu une expérience aussi enrichissante tant sur le plan professionnel qu'humain. En effet, le caractère professionnel de mon stage m'aura apporté beaucoup de connaissances du milieu touristique québécois, tant sur l'apprentissage de stratégies marketing ou de développement que sur le relationnel. Mon expérience professionnelle s'est vu développée en plus de l'enseignement que j'ai pu retirer au cours de mon année. Je suis véritablement enthousiaste de ma formation quand je découvre les opportunités qui me sont offertes.
Aujourd'hui, je suis en mesure d'appréhender une partie des obligations nécessaires à l'élaboration d'une entreprise de loisirs de plein air, et cela m'a satisfait grandement pour l'éventuel besoin d'avoir à refaire de telles démarches.
De plus, j'ai pu découvrir les normes de sécurité impératives à l'exercice de telles activités lorsque l'on s'engage à proposer des sports de plein air à la clientèle. C'est à cette même occasion que j'ai pu retenir l'enseignement des différents obstacles et difficultés que peut rencontrer un entrepreneur. Cela passe soit par des contraintes administratives ou d'ordre relationnel ; mais c'est aussi un problème majeur d'investissement, car il faut bien être en mesure de fournir une partie du financement pour une telle entreprise. Voilà tout ce que m'aura appris la création de ce plan d'affaires et toutes les entrevues que j'aurai effectuées au cours de ces 3 mois.
Je ne doute cependant pas que mon expérience avec Aventure sur la Route des Fourrures ne traduit pas une unique manière de travailler, car toute entreprise dispose de ses propres méthodes, inspirer de sa personnalité, mais aussi de sa culture d'entreprise, de sa vie personnelle et de son enseignement professionnel, sans compter sur l'expérience. Aussi, ainsi que j'ai pu le constater à travers les différents contacts que j'ai pu établir, chacun use de méthodes de travail différentes. Mais l'appartenance à cette identité québécoise reste forte, fidèle et une fierté pour les habitants du Lac-Saint-Jean.
Mais, c'est aussi une belle aventure humaine que j'ai eu le loisir de vivre. Toutes ces personnes avec lesquelles je suis entrée en contact ont toutes su m'apporter leur soutien, ou leur joie de vivre tout au long de mon séjour. Je ne regrette en rien cette expérience, cela aura été pour moi l'occasion de me créer tant un nouveau portefeuille de contacts professionnels, que de nouveaux amis à travers le monde.
Cette culture et ses mœurs qui m'étaient encore inconnues à mon arrivée font aujourd'hui partie de moi grâce à l'encadrement et le souci d'intégration que ces personnes ont souhaité m'offrir. La rumeur de l'accueil chaleureux québécois n'est plus juste une idée mais une garantie.
Ce voyage ne s'inscrit pas comme un voyage de loisirs ou encore simplement d'étude, mais comme un apprentissage dans son ensemble, sur un peuple, ses coutumes, sa politique, et en ce qui me concerne sa politique touristique. Qui sait peut-être vais-je être amenée à revenir plus vite que prévu? »

Julie Vachon
Guillemette Salmon