le blogue de Marine Gauvry 
communications • chargée de communication
Stage en relations publiques à Usine C
programme Action-Développement
24/01/2008 • les fruits de ma passion
« écriture… écriture….
tu files entre mes doigts….
comme les mots de Hayden oubliés entre deux mélodies.
Je te cherche, tu m’oublies, alors je vous donne mes rires, mes fugues, mes patineuses, mes danseuses dans des vertiges de lune pour combler mes silences, mes paroles qui poussent au fruit de mes envies!
la video du patinage artistique!
j’ai des patins à glace arrachés à la Poubelle du ski depuis dimanche. Je passe ma vie à les contempler, à les rêver dans mes nuits d’insomnie et mes moments d’absence à l’Usine….
Après le boulot, on se retrouve au parc Lafontaine, le ghetto des Français comme dit Philippe qui se sent un peu seul parmi ces maudits fous que rien n’arrête, pas même -30°c. Avec sa tuque du PSG et son bâton, il se fond un peu dans le paysage!
On a sirotté des cocktails sans fruit au théâtre d’Aujourd’hui, avec mes collègues toujours aussi smarties. Je découvre des tounes nouvelles, des groupes plein de promesses, j’apprends gourou et shooters. Debout sur le zinc, on est les derniers à sortir de la salle. Ahhhh Santiago quand tu nous tiens avec tes petits oignons et tes auberges enchantées!
tiens voilà Maureen et Philippe au café(désolée pour le cadrage):

Et puis c’est vrai, je suis un peu VIP , j’ai mes places au National:une salle de concert un peu cigale: J’ai pensé à toi Charlie, à toi Audrey, pour cette soirée mémorable avec Pierre Lapointe, toujours lui, oui toujours number one dans mon coeur mélodieux,
là on avait Hayden, le Bob Dylan(attention en le prononçant: il faut oublier le français complètement pour moins d’éclat de rire) ontarien seul avec guitare, piano, harmonica et ses paroles un peu effacées par le temps: du balcony on tapait du pied en rythme dans la lumière tamisée avec les mille monarques, sexyboy (qui va peut-être se transformer en crâne bientôt, quel drôle de fruit!moi je reste sur sexyboy tant qu’il n’y pas de changement)et son futur coloc’,
on se sentait un peu chez lui, dans ce théâtre au lustre baignant la salle dans un brouillard de lumière,
au TNM, je suis au paradis (du fruit) dans le texte d’Elisabeth, roi. Une soirée de Druon, de maudits rois, d’histoires avec le savant Daniel, metteur en scène, collègue de Luce, on écoute avec rire les aventures de Denise Pelletier, au lobby lounge où on s’allounge (Gad Elmaleh revient par vague)
je traverse des vies comme des romans,
petite marchande de prose, grâce à Benoît que je ne peux appeler que Benjamin Sioui,à présent, héros de la trace de l’escargot.
J’ai découvert Josée à travers ses pages d’oxyde et de Bacon:
j’ai pris une photo de son ordi mais comme j’aimerais vous faire entendre son rire spontané qui envahit les bureaux en un rien de temps. A ses côtés, on a toujours l’impression d’être drôle.

au chapitre 19, “un lieu béni”, voilà les cheminées de l’usine qui enfument la page:
“veux-tu on va prendre un break? Parce que, où c’est que tu te retranches de la vie?J’veux dire, où c’est qu’tu vas, quand tu veux prendre un break de la vie? On va juste faire le tour des lieux, question de me ressaisir, tu veux-tu? Il faut que je retrouve mes moyens. La cheminée de l’Usine C agit comme un phare, la tour de briques est surmontée d’une sculpture illuminée, une rare réussite du un pour cent du budget obligatoirement consacré à l’intégration de l’art dans l’inauguration de tout nouveau bâtiment, habituellement ça vire à la débauche conceptuelle, l’art public devrait sortir le citoyen de son quotidien, le mettre en prise avec lui-même, pas le renvoyer se confronter au monde, anyway là pour une fois ça marche, un être de fumée saisi dans le métal, mi-centhaure, mi-aigle, encore le X sur la carte, vous êtes ici, le deus ex machina nous guide rue de la Visitation. On est arrivés. On a bien fait de marcher, les locaux de la Sûreté sont tellement pas loin, main dans la main ç’aurait été mieux mais ma pudeur s’étend même jusqu’à la connivence. Les pavés inégaux à l’extérieur sont d’origine, du temps où c’était une usine de confitures, la légende veut que ce soit la première entreprise d’envergure dirigée par un Canadien français, Dieu bénisse le Sieur Raymond pour ses confitures aux fraises et ses jingles radio désopliants. C’est une des rares places où je me sens bien. Ca tient peut-être au plafond. C’est haut, ici. Et l’enfilade des colonnes, la perspective. On dirait une crypte, y a ça aussi à l’Oratoire Saint-Joseph, le sentiment d’être dans une grotte au temps des premiers chrétiens. L’espace totalement décloisonné, un vaste continuum.Le décloisonnement des genres, t’étais-tu déjà venue, l’Usine C se consacre à la diffusion d’oeuvres pas coventionnelles, sans public précis.”
La Trace de l’escargot, Benoît Bouthillette
et paff une photo du hall de l’usine:

je bois des cafés des bois avec des perroquets pour complices, et j’ai croqué dans un fruit vert et pas mûr,
et vois défiler les saisons avec Joyce Ryckman, la photographe qui va exposer bientôt à l’usine,
je bois des coktails, euhhhh, non des petits fruits, euhhnon, les paroles du représentant de la nuit blanche au centre des archives et découvre le programme génial qui nous attend le 1er mars.
Je m’assume en touriste même au boulot: j’ai pris Evelyne et Isabelle , serveuses au café, qui me donnent des petits caramels pour prolonger mes pauses lunch, elles me laissent piquer les bonbons à l’anis
comme un fruit défendu, je les mange sans retenue

et puis voici un portrait robot de la vilaine saucisse, l'un des gérants du café, vous le voyez sous son plus beau jour....qui serait voleur de fruit, de petite pomme,à ses heures, tiens tiens si je l'attrappe....
quel humour fou, quelle imagination débordent des murs de l’usine! serait-ce Ddf qui nous rendrait tous fous?

et puis, j’apprends chère bambou la danse africaine pour revoir James Sylla et lui montrer que les chorégraphies ici se font avec des mitaines lancées dans les airs , instruments très utiles pour le rythme, comme on s’en doute,
peut-être pour rendre la chose plus exotique au Cambodge, tu pourrais essayer toi aussi!
j’aime lire vos surprises, le message de Cathy me touche,
merci de poursuivre les fruits de ma passion au fin fond de l’OFQJ
kiss kiss et kick pour Momo!
“caribou toujours debout”
le chien sur la photo du message précédent, c’est Bouddha, la mascotte de l’Usine C, le chien de Ddf!
en point final: une photo de Quentin , un de mes coloc’, et moi en pause artistique au parc la fontaine avant qu’il ne me tombe dessus!!!
»
Commentaires
par gauvry anne • 27 Janvier 2008 17:39
quelles belles photos et videos. Je vois que tu t'amuses bien
par gauvry olivier • 01 Février 2008 19:34
Quelle chance de pouvoir patiner dehors. Les hollandais en meurent d'envie. (Je suis fasciné par le patinage arriere et te voila bientot au point.) Je regrette la neige et le ski dans les Laurentides. A la Haye, il fait trop doux pour un hiver, avec beaucoup de vent et de pluie. Et demain le 2 Fevrier 'c'est l'anniversaire de Manouche...
