le blogue de Pierre-Yann Dolbec 
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23/08/2007 • France et Canda, communication et hiérarchie
« La France et le Canada, pareil direz-vous? C’est du moins ce que j’aurais en avril. Mais avec mes expériences personnelles et celles de mes amis ou collègues, je vois que la façon de communiquer au travail et l’importance de la hiérarchie sont complètement différentes ici que chez vous…
Communication
Comparez à la France, nous avons une manière de parler “straight to the point”: peu d’artificies, des phrases courtes, des mots qui veulent dire ce qu’ils veulent dire, on a un message à faire passer et on ne s’amuse pas à slalomer les verbes et les adjectifs. Ici, c’est tout le contraire. Il y a toute une étiquette qui est imprégné dans la culture de travail (bien sûr, c’est une généralisation.. certains milieux seront portés plus que d’autres à répondre à cette définition). Les règles non-écrites sont nombreuses et il est facile de se fourvoyer dans comment communiquer avec ses collègues ou ses supérieurs. La règle d’or est de faire preuve, en tout temps et avec tous, de beaucoup (bcp bcp) de tact et de retenue. La politesse est le mot d’ordre et il est impératif de vouvoyer son interlocuteur, peu importe son âge.
Hiérarchie
La France est un pays élitiste. Prenez plus de 400 ans d’histoire tournant autour de l’aristocratie française et vous obtenez une société fortement conservatrice. Cela se reflète fortement dans la culture de travail. La relation entre employés et patron présente au Québec (du moins celle que j’ai vécue) est complètement différente ici. La distance hiérarchique est beaucoup plus grande (bref, vous avez moins de contacts avec les patrons, et ces contacts sont beaucoup plus formels). Curieux, je suis aller voir ce qu’Hofstede avait à dire sur le sujet. C’est assez surprenant. Surtout dans l’esprit “Liberté, Égalité, Fraternité” ...
“Power Distance Index (PDI) that is the extent to which the less powerful members of organizations and institutions (like the family) accept and expect that power is distributed unequally. This represents inequality (more versus less), but defined from below, not from above. It suggests that a society’s level of inequality is endorsed by the followers as much as by the leaders. Power and inequality, of course, are extremely fundamental facts of any society and anybody with some international experience will be aware that ‘all societies are unequal, but some are more unequal than others’.” »
