le blogue de Yannick Ribeaut 
environnement, développement durable • journaliste
Rendez-vous sur les applications du développement durable
programme Action-Développement
27/06/2007 • Il est temps de discourir, il est temps d’agir
Cet événement d’envergure s’est déroulé du 18 au 20 juin 2007 sur le campus de l’Université.Le but de l’événement est de faciliter l’application du développement durable par la présentation des expériences des organisations tant sur plan de la scène locale, nationale ou internationale. L’université a voulu réunir ces acteurs en son sein pour permettre l’échange d’outils et de stratégies.
Ce rendez-vous a regroupé 130 conférenciers, 575 congressistes en provenance de 40 pays dont nous faisions partie avec notre petite délégation composé de 12 français invités par l’office de la jeunesse Franco-Québécois.
Une démarche de développement durable.
À Sherbrooke, la première journée fut studieuse et fournie.
Après une cérémonie d’ouverture au cours de laquelle nous avons été accueilli par le Maire de Sherbrooke, le recteur de l’Académie et le président d’Alcoa Canada, et Mélanie – chef de projet du congrès. Il nous rappelé que cet évènement se voulait exemplaire en matière d’environnement et que notre coopération était requise pour limiter au maximum les déchets qui allaient être générés (utilisation d’un Mug lavable au lieu de gobelet, recyclage ou valorisation des déchets, d’ailleurs une personne est préposé au moment des repas pour nous orienter dans le choix de tri de nos déchets, …).
Ensuite une conférence a abordé la question de l’engagement de la Direction de l’organisation, avec notamment les témoignages de Alcoa et Hydro Québec Equipement.
S’en sont suivis 2 séries de 5 ateliers au sein desquels nous nous sommes répartis :
Session 1 Atelier 2 : Engagement des parties prenantes
L’atelier a débuté par un témoignage sur processus de création d’un Comité Consultatif des Parties Prenantes présenté par Lise Sylvain d’Alcoa Canada 1ère fusion et Jean Plichon de Optim Ressources.
Ensuite un chercheur, Robert Boutiller a présenté un outils qui permet d’évaluer le capital social d’une entreprise dans une communauté et les relations entre les parties prenantes : le « Stakeholder 360 ».
Enfin, un expert en ingénierie de DD, Olivier Dubigeon, a animé une activité participative sur les parties prenantes qui nous a permis de découvrir le fait que nous avions à la fois des parties prenantes contractuelles (clients, fournisseurs, actionnaires, salariés) et non contractuelles (société civile,…). Nous avons en 45mn tenté de se mettre dans la peau d’une entreprise qui doit donner des priorités à ses parties prenantes… un exercice à la fois intéressant et frustrant – vu le temps limité qui nous était imparti.
Les sessions 2 étaient dédiées à la mise en place des démarches dans les différents types d’organisation
Atelier 1 : Grande Entreprises
Avec les cas de HEC Montreal, le CRIQ (centre de recherche ielle du Québec), Interface Floor Canada qui est très précurseur en matière de réduction de l’empreinte environnementale et enfin Hydro Québec qui a présenté une méthode de diagnostic et de mise en place d’un plan stratégique.
Enfin, après une pause bien méritée, nous avons assisté au discours de Mme Brundtland en vidéo. Elle a fait le point sur la situation planétaire 20 ans après la rédaction du rapport qui porte son nom et nous a envoyé un message très optimiste : les choses avancent mais il faut aller plus loin… « We cannot fail, because failure is not an option ! ».
Ce billet a été rédigé grâce à la participation d’Olivier Classiot
oclassiot@aol.com
Pour celles ou ceux qui n’auraient pas compris « Échouer n’est plus une option ».
Durant cette projection, j’ai pris ces quelques notes à la volé que désire vous faire partager :
«
Apprendre en même temps que le changement se produit…
Le développement durable a fait beaucoup progresser la préservation de l’environnement.
Nous devons entrer dans une accélération de gestes concrets et véritable.
La responsabilité de chaque Ministères doivent avoir intégré les termes du développement durable.
Personne n’a le droit d’être dans le doute…
L’équité : Nous partageons un monde dont nous risquons de dépasser les frontières. La distribution inégale est au centre.
La commission a tiré la conclusion que nous devons diminuer la pauvreté…avoir accès à l’hygiène générale…l’eau est une grande problématique.
Nous devons avoir des ambitions importantes et dépasser les engagements au delà du rapport de Kyoto.
Les pays riches doivent être neutre en termes d’émission de gaz à effet de serre.
Quoi de neuf aujourd’hui, le doute est éliminé, le temps des diagnostiques est terminé, le temps d’agir doit commencer …
- Semaines après semaines, nous cesserons d’avoir des émissions de gaz à effet de serre…
Aujourd’hui, nous sommes au seuil d’améliorer les pratiques de l’agriculture…
Nous devons développer un marché du carbone, pour un développement propre… »
Dans l’amphi Maurice O’Bready, le discours de Mme Bruntland retenti chargé de sens.
Ensuite, je reprendrai ces quelques citations qui font honneur aux organisateurs de cette manifestation. Lorsque Mme Bruntland fait écho des rapports et des problématiques transnationales, elle s’exprime en ces termes :
« Rester dans notre coin n’est plus viable, en travaillant ensemble nous pouvons combiner les créativités…nous ferons mieux, si nous sommes prêt à écouter et à entendre les enseignements des autres.»
Ici à l’Université de Sherbrooke, nos collaborations, nos échanges, nos constats font partie de ces moments d’écoute et de réflexion qui vont dans le sens d’une perception globale. Le processus est engagé, « Notre avenir à tous – Our commun future ». Extraits p.51-77. La Commission mondiale sur l’environnement et le développement. Editions du FLEUVE, publications du Québec.
L’équité doit être placé au centre du processus, pour que l’on puisse tenir compte de la réalité de chacun.
Quatre noyers noir ont été planté pour l’occasion avec l’idée de mémoire mais aussi en partie pour compenser l’impact environnemental lié à l’organisation d’un tel évènement.
Yannick Ribeaut »
Commentaires
par Gallet Matthieu • 08 Juillet 2007 20:03
Intégré au sein de l’université de Sherbrooke, le centre universitaire de formation en environnement (CUFE) a comme mission l’amélioration de compétences et des connaissances en environnement au sein de la société. En offrant des programmes et des activités de formation en environnement d’avant-garde, de haut niveau et adapté aux besoins de la société, le CUFE se distingue par les bons résultats de ses étudiants et leur taux de placement post formation. Depuis près de 25 ans, l’université de Sherbrooke accueille des étudiantes et de étudiants internationaux qui proviennent principalement des pays francophone représentant environ une cinquantaine de pays. A ce titre, pour être admis à la maîtrise en environnement de l’université, les étudiants internationaux doivent avoir complété un premier cycle jugé équivalent à un baccalauréat québécois (licence ou bac +4 selon les pays). Témoignage d’un étudiant français : « Arrivé à Sherbrooke fin août 2006 pour réaliser un semestre au centre universitaire de formation en environnement jusqu’à fin décembre 2006, j’ai eu la chance d’y être reçu par une équipe pédagogique très présente et accueillante. En quatre mois de présence, j’ai eu l’occasion de suivre des cours sur les changements climatiques, le développement international, le traitement de la pollution et l’écotoxicologie. Etudier à l’étranger permet entre autre d’approcher une autre pédagogie, de rencontrer des étudiants de toutes les origines et de revenir en France avec une autre vision des choses. Je me souviens encore la première où j’ai vouvoyé le prof et qu’il m’a dit « ici, on tuoie ! ». Enfin, vivre au Québec, c’est une superbe expérience, une découverte de la poutine et du sirop d’érable, la magie des couleurs en automne et des paysages de rêve en hiver. Si vous avez l’opportunité, n’hésitez pas, venez vivre une période à l’université de Sherbrooke. » Matthieu GALLET
