le blogue de Régis Gasnier 
communications • Communication événementielle
Mon coup de cœur francophone
programme Coopération institutionnelle étudiante
27/09/2008 • Lettre ouverte aux amis d’ici et d’ailleurs
« Allo les tcheums !
Tu vas tu bien l’body girl et l’body boy. C’est tu l’fonne, français de France ? J’wish que toute ma gang est ben correk tabarnouche !
Ici, j’ai déjà fait plusieurs choses, lâ.
Ici, on est parti manger des tartes au sucre vers Tadoussac. On a mis nos chandails, nos tuques, nos moufles et nos souliers dans une valise, valise que nous plaçons dans la valise du char (le coffre comme vous dites vous aut’). On est parti sans zigonner, après avoir fullé de gaz la tank du char. On a fait une bonne stretch, environ mille miles. C’était Mélanie qui chauffait, et un peu moi aussi, après le Tim Hortons. Quand je chauffais pas j’regardais la map. Le char c’est pas un kat par kat mais on sais fait baroueter dans la minoune sur un vrai temps. On a failli avoir un accident à cause de la barrière de la langue. Un peu assoupi, elle me demande de breaker 6 ou 7 fois. Moi je comprenais pas, j’pensais pas faire un pas de danse en chauffant. Elle finit par me hurler un ‘freine tabarnak’ qui m’a fait shifter et fait faire mon premier dérapage contrôlé avec une automatique. Pas peu fier, ça skidait en tsitsi. Arrivés à l’anse Saint Jean on a fait du kayak. Juste énorme. It was sex in a bottle. Un pur trip non dispendieux.
Ici, ma coloc est vraiment fonne ! On tinque, on jase, on gosse et on placote en masse. Y’a Janet la Mexicaine, Nicolas le Québécois, sa blonde Daniela la Chilienne, et moi. Le condo c’est un peu galette, guacamole et sirop d’érable. T’aimes ça mon ami le sirop d’érable ? Ils ont tous une djob, Nicolas par exemple il fait des saucisses l’été et déneige les rues de Montréal l’hiver.
Ici, ma djôbe à moi c’est vraiment cool. On niaise et on djôke, on travaille aussi, en musique. Ma collègue de gauche, Cindy (prononcez Cindzy) la programmatrice, est vraiment dôle. Elle me fait capoter ben raide ! Boulchite.
Ici, j’ai aussi fini avec des squeegees l’aut’ soir. On a ri, c’était écœurant ! Mal de bloc en masse le lendemain…
Ici, j’me suis déjà fait huer par environ 500 Québécois d’un coup, sur scène il n’est pas bon crier ‘Je suis Régis le Français de France !’...
Ici, mon alimentation est différente. J’mange du blé d’inde, des roteux, ou chiens chauds, foule de beignes, de la poutine, du pâté chinois et une coupe de peutates en cannes. Mets-en !
Ici, je mesure un peu plus d’une verge et demi soit environ 6 pieds de haut, soit 0.01 mile, 72 pouces en gros.
Ici je suis fat, j’pèse 172 livres…
Ici les breuvages font environ 40 onces ou 4 demiars soit 2 chopines et ça va chercher dans les 35 pièces et 5 sous.
En fait ici, si j’étais un breuvage je couterais 2485 dollars.
Allez, j’retourne à mes affaires.
Tiguidou ! Gros becs les cheums. »
Commentaires
par Mathieu Flore • 02 Octobre 2008 20:14
Belle maîtrise de la langue... j'admire ta patience à identifier et à retranscrire toutes ces expressions... ah, communication, quand tu nous tiens!
par Maciel Guillaume • 04 Novembre 2008 19:17
Tabernouche. Je partage en maudzi l'avis de Flore. Fait ke jte félicite. Eh lô, anyway, ço pô de bon sein de chauffer comme ço ! T'es pas un maudit français pantoute. Petite question enfin : c'est quoi exactement ta job ? Allez, à tantôt et bonjour.
par Maciel Guillaume • 04 Novembre 2008 19:21
Oups, tout est expliqué dans ton prologue, par ailleurs très intéressant. Bonne fin de stage.
par cécile • 10 Novembre 2008 08:51
eh eh ptit coucou à toi mon Régis. Je vois que tu n'as pas de problème d'adaptation!!! En tout cas, je te fais pleins de bisous et embrasse toute la team de CCF. A tout vite
