le blogue de Nelly Lepage 
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Odyssée à Montréal
programme Formation et emploi
02/09/2008 • Lundi 1er septembre : Canyon Saint Anne, poutine et doutes professionnels...
« Et oui, ça y est, j’ai mangé de la poutine hier soir lorsque nous nous sommes arrêtés avec mes amis à Trois Rivières pour souper… et ça se mange ! mais elle était pas terrible d’après Pauline. Je suis d’accord. De plus, c’est un plat très énergétique qui doit très bien se manger en plein coeur de l’hiver canadien !!!
Voilà, sinon, nous sommes allés voir le canyon Saint Anne, juste après la ville de Québec, où se trouvent de très belles chutes d’eau… le soleil était de la partie et me retrouver au coeur de la nature m’a fait le plus grand bien !!!
Cela dit, vous avez dû remarquer que j’écris moins souvent qu’avant l’incident “changement d’ordinateur”... j’avoue que j’en ai beaucoup moins envie. Et pourtant j’aime écrire et partager ! mais je ne me sens pas l’âme d’une touriste en ce moment. Je bouge peu. Et je me sens un peu moins à l’aise dans mon voyage…
En effet, j’en suis à rétablir l’équilibre de la réalité. Je m’explique : durant les 3 premiers mois, j’ai filtré mon expérience pour n’en voir et retenir que le meilleur, le positif, nourrissant ainsi mon illusion que c’était mieux ailleurs ! Mais aujourd’hui, je vois les choses telles qu’elles sont, je regarde donc l’autre côté de la médaille…
Et c’est assez difficile.
Notamment au stage, je constate que la quantité des outils de communication (réunion d’équipe hebdomadaire, temps quotidien de changement d’équipe, bilan journalier sur ordinateur) ne permet pas plus que ça la qualité de l’échange, et d’aborder les vraies questions.
Ne pas communiquer, communiquer beaucoup, cela peut être deux manières différentes de ne pas dire les choses…
En tous cas, parfois, je me sens témoin impuissante ou marionnette manipulée d’une pièce de théâtre, dans laquelle chacun(e) joue un rôle et où rien n’a vraiment de sens…
Où est l’éducatif ? l’accompagnement ? je ne sais pas, je ne sais plus.
Et je n’arrive pas à en parler avec le coordonnateur parce qu’il n’a pas assez de temps pour me superviser régulièrement et sérieusement, mais aussi parce que j’ai peur d’exprimer mes besoins et mes questions qui pourraient le gêner dans son travail et son organisation… Je n’ai donc pas pu établir avec lui d’objectifs clairs pour ma formation professionnelle.
Alors quel est mon rôle ? pour quoi faire ? je ne sais plus…
Et qui suis-je ? qu’est-ce que je veux professionnellement, personnellement ? quels sont mes rêves ??... je me sens perdue.
Mais quand même, ici ou ailleurs, c’est vrai que j’ai toujours rencontré de belles personnes sur mon chemin, avec des histoires de vie certes très différentes, mais qui m’ont toujours passionnée car il y a toujours un point commun…
elles donnent vie à leurs rêves, envers et contre tous.
Alors pourquoi pas moi ?
Prochaine étape : exprimer au coordonnateur mes besoins et mes questions de stagiaire intervenante sociale. »
Commentaires
par - sylvia - - depuis Tours en France - • 04 Septembre 2008 07:31
bonjour nelly - j'espère que tu fais une bonne "reprise" - parlons de cette place de stagiaire : pour l'avoir pratiqué assez longtemps et dans des environnements différents et l'avoir enfin quitté depuis peu, je crois pouvoir dire qu'une part de tes questionnements et doutes sont influencés par cette position - ton employeur souhaitait que l'accueil d'une personne formée dans l'environnement français soit aussi l'occasion de proposer une approche méthodologique différente - n'était-il pas lui aussi dans l'illusion d'une france qu'il ne verrait pas telle qu'elle est ? Et ton statut de stagiaire te permet-il d'être vraiment émancipée et crédible pour que tes éventuelles propositions soient "testées" ?? le statut de stagiaire est parfois éprouvant vu sous cet angle - la chose dont je suis sûre, c'est qu'il nourrit malgré soit pour s'émanciper petit à petit du "copier coller" et arriver à assumer et transmettre la synthèse d'un parcours - faire confiance au processus quoiqu'il en soit et faire confiance aussi aux effets de ta belle présence que je connais et qui a sans que tu le saches semer des graines chez certains jeunes dont tu as la responsabilité - ils ignorent encore qu'ils auront la capacité de les faire germer et grandir... Et même s'il n'y en avait qu'un, il serait la preuve vivante que ton voyage valait la peine... Bises - sylvia
par - sylvia - - depuis Tours en France - • 04 Septembre 2008 07:38
petite chanson d'éducation populaire utilisée en "réveil matin" en début de journée des encadrements bafa : "au fond d'une vieille bicoque, vivait un beau kangourou coq, du coq il avait la crête, et du kangourou la tête, il sautait 10 pieds de haut, en chantant cocoricco ! Ah vraiment quel animal, ce drôle de kangourou... coq ! C'est Madame kangourou coq, qui pond tous ses oeufs à la coque ; mais dès que quelqu'un s'approche, met ses oeufs dans sa sacoche ; saute comme une chevrette, ça doit faire une belle om'lette ; ah vraiment quel animal ce drôle de kangourou... coq !! (avec la choré en prime, qu'est-ce qu'on s'marre !! En tout cas les enfants adorent) ; je ne serai pas subversive au point de nous demander en tant que formateur de nous identifier à cette forme de "synthèse" du kangourou-coq !! ... sylvia - bises
