Floredavid

le blogue de Flore David

communications • adjointe communication

Stage au Festival du nouveau cinéma à Montréal

programme Formation et emploi

02/08/2008 • .......Mon- Réal......où suis-je? aux Francofolies!... Billet 6

« Horoscope du jour : décalage dans les nouvelles, attention aux remontées de bretelles ! Ouf je n’ai pas de bretelles, je devrais donc survivre… Bonjour donc !
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Quoi de neuf aux pays des caribous ? Hum de la pluie, encore et toujours, et mon concert de musique tsigane qui tombe à l’eau. Donc pas d’excuse, je peux vous raconter ma semaine et un peu plus encore !
Les jours passent et il devient plus difficile de retranscrire l’excitation des premiers jours…Quoi déjà le train-train ? Non pas encore !

Les petits trucs rigolos de nos amis québécois

J’ai décidé de commencer en vous racontant ce qui m’amuse ici.

D’abord le bus…



Comme nos amis anglais, et peut-être dans d’autres contrées que je ne connais pas, à Montréal, on est civilisé. Quand on attend son bus, on fait la queue. A priori, c’est une bonne idée, le premier arrivé, aura sa place assise. Sauf que, à Montréal, comme partout dans le monde, les bus ne passent pas toutes les deux secondes. Même si le rythme de passage est très honorable. Par conséquent la bonne idée prend parfois des tournures comiques: genre distribution alimentaire en union soviétique… A chaque arrivée de métro, un flot de passagers sages et patients, descendent attendre leur bus sur le trottoir et la « queuleuleu » devient rapidement interminable… C’est alors que des passagers futés décident de créer une file d’attente secondaire. Mais d’autres continuent de se rallier à la première file. Et le premier de la seconde file doit alors attendre encore plus longtemps… Hum vous suivez toujours ? Enfin bon, sauf la mise en place de barrière comme dans les musées, attendre son bus peut parfois être un peu saugrenu…

Et si l’éducation prime pour le bus, dans le métro c’est l’anarchie. Ok on est loin de l’état de nature, mais quand même, on sent un refoulement de violence, accentué par les queues du bus… Du coup, descendre de son métro, c’est l’obligation de “pousser du coude” avec ceux qui souhaitent monter ! Un peu de rage donc, dans cette ville plutôt pacifique somme toute.
Et le deuxième petit problème que je ferai remonter à la STM (société du transport local), c’est les tourniquets d’entrée et de sortie du métro, qui sont valables dans les deux sens. Ainsi quand vous allez prendre votre métro, vous devez attendre que tout le monde sorte pour pouvoir vous engouffrer à votre tour.En gros, i l y a peut-être des choses à faire de ce côté-là…

Violences urbaines?

En dehors de ces détails, tout est plus de l’ordre du « tout va bien dans le meilleur des mondes ». « Panglossienne » Montréal ? Hum, n’exagérons rien. J’ai assisté à des actes de délinquances notoires…

L’autre jour par exemple, alors que gentiment nous discutions sur le trottoir devant le bureau, un vieux monsieur et sa « blonde » aux cheveux blancs à méchamment shooter le casque de vélo d’une collègue, casque nonchalamment posé parterre. Manifestement le petit bonhomme n’avait pas assez de place pour passer sur un trottoir de 4 mètres de large. C’est casse-pieds les petits vieux, on n’ose rien leur dire… Voici donc l’acte de délinquance qui a retenu mon attention et qui me fait dire que Montréal n’est pas une ville très violente. A priori, les choses se sont entérinées depuis le gang des hell’s angels….




Certes, eux ils ont l’air bien cools!

Il semble qu’avant, ces derniers étaient plus véhéments: tatouages, vêtements distinctifs, armes et règlements de comptes, apparaissaient au grand jour. C’était le Bronx à Montréal! Mais depuis, l’interdiction d’afficher les couleurs de son « gang » au grand jour, et les mesures expéditives pour enrayer la violence semblent porter leur fruit. Aujourd’hui, il y a encore des gangs à Montréal, nous sommes quand même en Amérique (!), mais la violence inhérente à ces derniers se concentre plus, au sein de ces mêmes groupes et ne déborde pas trop sur la société dans son ensemble. Bon je n’ai pas fait d’études sociologiques approfondies mais c’est ce que l’on m’a expliqué.

Et sinon quoi de particulier à Montréal?

Euh… Les brunchs peut-être, plus répandus qu’en France. Entre 9 et 15h tu peux aller prendre un petit déjeuner salé et copieux, dans des restaurants qui ferment à 15h. C’est une chouette habitude, même si j’ai du mal à rester le ventre vide jusqu’à l’arrivée du restaurant! Bon je vous raconte ma petite vie culturelle à présent.

Le samedi soir, concert d’un ami

Et oui en voici des infos en cavale… D’abord j’ai un ami, ce dernier fait de la musique et le samedi soir en plus! Bon ok, c’est toujours le même, dont je vous avez déjà parlé! Son groupe? The black lung inner city choir, tout simplement ! Pas de photos dispos, et pas de vidéos, mais le genre, c’est entre blues et folk, sympa, avec un contrebassiste qui a une contrebasse sans caisson (je ne sais pas si on dit ça comme ça…). Ils sont donc aux prémices d’une grande carrière ! Le bar des réjouissances, c’était le Grumpy’s, situé 1242 rue Bishop (voir leur site internet : http://www.grumpysbar.ca/index.htm).Endroit très cosy, coca light à deux piasses, euh dollars…), de quoi passer une soirée de folie !
Et après ce samedi soir convivial, place aux Francofolies ! Mais avant petite surprise…

Restons dans la musique et le canada, avec la découverte d’un groupe canadien absolument génial (merci Nadège pour l’info!): Socalled. Le chanteur chante en hébreu. Et comme je suis chanceuse (…) cet été il devrait passer par la France, veinards ! Un petit avant goût ?


Socalled – You are never alone
envoyé par sabotage
  • Les Francofolies sous la pluie trilili!

Les Francofolies, c’est vraiment une belle idée. Comme le Festival de jazz, elles sont au cœur de la ville, avec des concerts gratuits et d’autres payants forcément ! Des artistes francophones à foison.
Je suis allée voir Catherine Ringer, Thomas Dutronc et Pauline Croze, je suis aussi passée devant deux trois concerts puis la fatigue de mon grand âge m’a forcée à me calmer un peu…

Catherine Ringer


Décès de Fred Chichin
envoyé par fab92n

Une grande dame de la chanson. Au départ, j’avais un peu peur, en me disant peut-elle encore, avec le temps véhiculer cette folie, cette grâce, et gérer sa si particulière voix ? Et bien oui, elle a la classe Catherine! Elle a la classe quand elle parle de Fred, quand elle danse, quand elle chante, elle est la vie, et que c’est bon ! Pour le répertoire pas mal de chansons anglophones, peut-être car nous sommes en Amérique, peut-être pour faire la transition des Ritas à Catherine en solo ? Un très joli moment. Que du bonheur donc ! Quant à la salle du Métropolis, lieu du concert, elle est bien faite, spacieuse, et agréable.

Thomas Dutronc


THOMAS DUTRONC - Les frites
envoyé par oliv75paris

Alors la: révélation! Un vrai spectacle, on entend Django Reinhardt qui semble revenir pour un dernier bœuf, on surprend un violon qui nous entraine vers des contrées orientales, on adore se sentir dans ce troquet parisien, puis partir en vacances avec Thomas et sa bande. Du plaisir, du plaisir et du plaisir. Au départ: une salle en attente, dans l’expectative, par forcément conquise, juste curieuse (les québécois, sont très ouverts sur la culture française, peut-être plus que les français…) et au final « the consecration ! » Bien méritée. Voici pour ceux qui n’étaient pas là (triste erreur !) un medley avec, à la fin, les Triplettes de Belleville » (film réjouissant de Sylvain Chomet), et au milieu un petit passage de Billy Jean revisité (désolé Aurel… L’intéressé comprendra!). Faites vous plaisir, découvrez le !


Thomas Dutronc et les Esprits Manouches
envoyé par Vanes71

Pauline Croze


Pauline Croze – T'es beau
envoyé par remcup

Soyons clair, Pauline Croze, je l’aime, mais alors énormément. Je me faisais une joie de son concert. J’y suis donc allée avec un enthousiasme énorme, j’ai bravé la pluie, sous mon parapluie à motifs aquatiques, bleu turquoise, (je pense aux gens derrières moi qui doivent être persuadés que Pauline Croze a une tête de poisson…), j’ai attendu, attendu… Et elle n’est jamais venue ! Enfin si, mais c’est comme si non… Elle était absente, insignifiante, introvertie, centrée sur elle-même. Déçue, déçue, déçue, elle était la Florette !
Admettons qu’elle soit très timide… Mais ce petit bout de fille toute menue sur scène, cachée derrière sa guitare, bougeant parfois ces petits bras pour haranguer la foule, c’était pathétique. Ces enchainements d’un vide intersidérales, se ponctuant de « quoi » (« la pluie c’est pas nous, quoi », «on va chanter ça quoi »…), m’ont défrisée, (alors que sous la pluie mes cheveux sont en théorie encore plus bouclés).
Pardon pour mes blagues nulles, mais je suis tellement triste par cette mauvaise prestation. Pauline, elle n’est pas généreuse. Elle ne donne rien, ou si peu… Elle m’a d’abord surprise et charmée avec son timbre sublime, ses montées dans les aigus aussi jolies qu’une Camille, et puis paf, bing, l’ennui. Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr. Pourquoi Pauline? Pourquoi des concerts ? Cache-toi en studio, travaille un peu la scène et reviens après. Ah je suis très en colère !
Je vous offre quand même une photo de la vilaine, mais pas une très belle photo, car elle ne le mérite pas.
Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/

Et ce quotidien alors

Oui,changeons de sujet ! Avant de vous parler de mon stage, je voulais vous parler de la vie au quotidien. De ce qu’implique un départ, pour ceux qui s’apprêtent à vivre cette expérience ! Personnellement, je suis une personne qui a la faculté d’être toujours très loin de son présent. Aussitôt que je suis en vacances, je pense déjà aux prochaines. Et c’est pour tout, comme ça.

En partant à Montréal, pour une fois dans ma vie, j’ai tenté de ne pas écrire l’histoire avant et d’être un peu plus dans le quotidien. Partir c’est se poser les questions suivantes: pourquoi je pars, est-ce que je cherche quelque chose en particulier, est-ce que je sais après ce que je veux ? Si je suis partie, c’est surtout pour tenter une nouvelle aventure professionnelle et changer de l’air parisien. Pour la suite, je ne sais pas. Je peux revenir, rester en France…
Et les questions d’ordre professionnelles arrivent alors. Dois-je commencer à chercher un emploi en France, au Canada, quand serais-je disponible ? Et mon copain, il va faire quoi, et ma famille et mes amis ? Et mes plantes vertes ? Je tente de ne pas trop penser à tout ça, pas de façon négative ou restrictive, mais à partir de septembre, je vais commencer à réfléchir un peu plus, voire agir !
En attendant dans un voyage un peu long, le plus dur en mon sens, c’est de ne pas savoir si tu peux construire des choses un peu plus tangibles ou pas. Mais j’imagine que c’est le lot des globe-trotters du monde entier. J’admire l’aptitude de ceux qui avancent en toute quiétude, sans se poser de questions, juste en profitant. J’y suis presque, j’ai trouvé la quiétude, bientôt peut-être ne me poserais-je plus de questions, lorsque je ne peux pas y répondre. C’est peut-être ça la maturité, ou l’acceptation…

Le manque
Et oui, en voilà une réalité ! Après un petit peu plus d’un mois, le manque s’installe, insidieusement, doucement… Je me dis que je suis entrain de vivre des choses formidables, des instants auxquels, un jour, je repenserai avec nostalgie (le comble!) et en même temps forcément, j’aimerai que mes proches soient là. C’est tellement bon d’être appréciée, sans rien faire, juste par sa présence, au milieu de ses “pôteaux”!

La nouveauté
La nouveauté c’est grisant, euphorisant et fatiguant aussi. C’est formidable d’être dans un univers de culture vivant et englobant. Mais j’ai fait ma précieuse: pas de télé, lecture et sortie. Mais la bêtise commence à me manquer, le lâcher-prise total, le repos de l’esprit ! Parce que, autant d’infos d’un coup, c’est presque épuisant! Alors j’avoue, j’ai lu la une de “Paris-Match” devant la librairie, j’ai appris que Depardieu avait un nouvel enfant et c’était tellement délicieux de vacuité ! Je constate quand même, que toutes ces stars qui sont de tous les combats contre le hiv, ne savent pas utiliser les préservatifs… Seul, le petit ruban rouge ne protège pas ! Quand on voit le nombre d’enfant à droite et à gauche qu’ils ont, c’est quand même « la fête du slip ! »

Et ça travaille ici ?



Oui, oui, ça travaille ! Entre deux concerts, hop une journée de travail!
Le rythme est tranquille mais s’intensifie quelque peu. Il y a toujours des tas de choses qui se passent et que je ne peux pas vous dévoiler, car l’organisation doit rester assez confidentielle, sur les films programmés, les invités, le jury…
En revanche, je peux dès à présent vous donner le nom du Film d’ouverture puisque c’est officiel :
un capitalisme sentimental d’Olivier Asselin film d’ouverture de la 37e édition du festival du nouveau cinéma et Next floor de Denis Villeneuve. Soirée au couleur du Québec donc !
A titre personnel, je n’ai pas vu ces films, mais de l’avis des programmateurs, en toute logique, ce sont des films prometteurs!
Petite photo d’un capitalisme sentimental :



Il y a de l’animation au Festival aussi, puisque des réalisateurs très en vogue en ce moment, passent faire un petit coucou et plus si affinités… Mais surprise, là encore, je vais rester silencieuse, car un en particulier pourrait jouer un rôle important… Ah quel suspense !

Moi, je commence à courtiser les CE (comités d’entreprises) pour leur vendre des places, à réfléchir à des supports de communications adaptés pour toucher notre cible, et les lieux où les diffuser. Quant à notre affiche elle sera bientôt disponible, j’espère vous la présenter sous peu.

Pour ceux qui est de l’organisation financière d’un Festival dont je vous avez parlé, je vous explique ! Oublions le strass et les paillettes, ici on négocie sec! Au canada les subventions publiques pour les projets artistiques sont plus faibles qu’en France(enfin même si le budget de la culture en France est parfois une peau de chagrin…Mais entre les aides de l’état et l’europe, on se débrouille quand même) et il faut donc aller séduire des commanditaires privés. Alors on fait du troc, de l’argent contre de la pub dans notre catalogue ou une visibilité pendant le Festival… C’est compliqué et stressant car il en va de la survie du Festival. Un commanditaire qui se défile, peut provoquer un trou énorme dans le budget. Ainsi, trouver des fonds et un travail assez colossal, demandant diplomatie et persévérance. Et même, si on semble loin de l’aspect créatif du cinéma et de son glamour, le mot d’ordre fatal et inéluctable c’est: pas d’argent, pas de festival. Le monde est cruel !

Image hébergée sur http://www.imageshotel.org/

Et bien à jeudi, ça va venir vite, alors pas de planning, vous découvrirez tout ça sous peu !
Voici, voilou, les zamis, je m’en retourne à mes activités. Je souhaite de bonnes vacances à tous ceux qui ont cette chance d’en profiter et à très bientôt!

Salut les tchums! Du Canada à la France, Bahreïn, Trinidad-et-Tobago, Sierra Leone, où vous voulez… Je vous embrasse!

Flore

PS/ Sauf les deux dernières photos, je ne suis pas à l’origine des autres, et les vidéos c’est pas moi non plus! »

Commentaires

par Clara Bonnes • 06 Août 2008 17:44

Rien de pire que les gangs de vieux ! ;)

par pour toi moi • 10 Août 2008 15:19

quel plaisir de lire la suite de tes aventures après 2 semaines de vacances. C'est le fête continuelle..................... j'attends le suite bisous

par fernande bouvier • 15 Septembre 2008 13:49

Pour avoir un avant goût du film d'ouverture du FNC. http://www.youtube.com/watch?v=SApBp6wpnhU FB

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