le blogue de Flore Mathieu 
communications • recherchiste / rédactrice
Radio touristique de Québec
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21/07/2008 • mauvaise baie, autochtones et entrevue
« C’est la trilogie des derniers événements!
Première excursion en territoire autochtone, chez les hurons-wendat de Wendake, une réserve qui touche Québec. On y jouait “Kiugwe” en première, une fresque sur les mythes et légendes. Rassemblés autour d’une église chrétienne, les personnages s’adressent à nous et nous interpellent sur l’histoire de leur peuple. J’ai oublié de préciser que l’action se passe de nuit et que les lumières utilisées sont celles des torches de notre guide: ambiance mystérieuse garantie!
Puis nous sommes guidés jusqu’à un cercle de feu autour duquel dansent des personnages vêtus de plumes, dans la tradition pow-wow- enfin à ce que j’en ai compris…
une petite marche le long de la chute Kabir Kouba, et de la rivière: on est dans la brume, le chemin est éclairé à l’aide de petites lampes accrochées aux arbres… pour arriver dans un amphithéâtre, toujours à l’extérieur. Pendant que le public s’installe, un joueur de didgeridoo nous enveloppe de ses sons graves et caverneux.
Sur la scène ronde, se succèdent tableaux de théâtre, de danse contemporaine, autochtone, de chant…
C’est magique, et pour conclure un enfant nous rappelle ce que la culture autochtone apporte à l’humanité: un respect de la nature et un mode de vie simple et vrai. Tout ça n’avait rien de moralisateur, c’était touchant.
Et avec Max Gros-Louis, grand chef de la Nation huron-wendat parmi l’auditoire, difficile de rester insensible à cette ambiance et à l’ensemble de la mise en scène!
Le week end, j’ai fait un saut à la Malbaie, très beau lieu de détente le long du fleuve qui prend des accents maritimes à cette hauteur, avec des marées et une odeur saline dans l’air. J’avais la chance d’être accueillie dans une famille possédant une superbe maison en hauteur du fleuve, avec un non moins superbe jardin en pente accueillant des oeuvres d’art, et à l’intérieur, une salle de billard et …un chat (ils me poursuivent et vous allez voir pourquoi tout de suite…).
Aujourd’hui, me voilà devenue animatrice de deux entrevues avec un auteur et une fondatrice de maison d’édition: le premier ne peut écrire sans un chat autour de lui, vous comprenez pourquoi ça devient une vraie obsession. Cet auteur m’accueille avec un baise-main, quelle émotion!
Et demain je rencontre un metteur en scène…
Je me dis que pour quelqu’un qui avait choisi de commencer ses études avec un DEUG de théâtre-mais qu’est-ce que ça peut bien être, peut être certains s’en rappellent encore?...- avec l’idée de faire de la critique littéraire ou de théâtre, je trouve que finalement la vie suit une certaine logique, c’est rassurant!
J’ai quand même encore du mal à imaginer un tel scénario possible dans mon pays d’origine, sans être passée par toutes les épreuves “imposées”, à savoir école de journalisme et tutti quanti, quoique dans l’fond…
il faut prendre sa chance comme on dit ici!
Ca a du bon sens finalement:) »
