le blogue de Ines Lopes 
environnement, développement durable • PhD en Psychologie de l'éducation
Inês Lopes
programme Action-Développement
15/07/2008 • Troisième jour du colloque sur l'éducation au développement durable à Albi
« Troisième et dernier jour du colloque sur l’éducation au développement durable à Albi: c’est l’heure des bilans.
On présente les émissions moyennes de gaz a effet de serre (GES) selon le moyen de transport utilisé par les participants au colloque:
Avion: 148 g CO2 / voyageur-km
Voiture: 186 g CO2 / voyageur-km
Autocar: 34 g CO2 / voyageur-km
Train: 10 g CO2 / voyageur-km
Vélo ou marche: 0 g CO2 / voyageur-km
Au total, pour ce colloque, 70 tonnes de CO2 auront été émises. Les apprentissages retirés, s’ils créent des projets au retour, permettront, espérons-le, de compenser.
Autres bilans, cette fois par les arts. Tour à tour, bédéiste, slameur et clowns nous font part de leurs conclusions tantôt comiques, tantôt un peu moins. Jikabo performe un slam qui se veut des plus critiques. Il met en garde: “dévelopement durable” est un oxymoron. “ ‘Développement’ et ‘durable’ sont deux mots qui ne vont pas ensemble”, dit-il. “Il faut demeurer critique même des mots qui se veulent critiques”, ajoute-t-il.
Puis, Lucie Sauvé, en vidéoconférence, nous demande aussi de demeurer critiques en regard des discours sur le développement durable. Le DD était peut-être une transition nécessaire à une certaine époque, mais aujourd’hui nous devons avoir d’autres objectifs plus centrés sur l’environnement que sur le développement. Lucie insiste sur l’importance d’intégrer des préoccupations écosociologiques à toutes les disciplines, mais aussi de viser l’interdisciplinarité. Il faut également viser à développer des compétences critiques, éthiques, esthétiques, de résolution de problèmes et de gestion de projets. Elle invite par ailleurs à se poser des questions en société: Qui décide de quoi? Au nom de qui? Dans quel but? Le développement durable est selon elle le produit et le moteur de la globalisation. Elle propose plutôt l’écodéveloppement, l’écologie sociale, l’écosocialisme ou l’écoféminisme comme modèles.
En conclusion, on nous a fait rire, réfléchir, inquiéter… mais une chose est sûre, pour emprunter les mots de St-Exupéry: “Il n’est de vrai responsables qu’optimistes”.
Site colloque EDD à Albi: http://www.delecoleaucampus-albi.com/index.php »
