le blogue de Emilie Germain 
environnement, développement durable • technicienne de la faune
La Tour du Valat
programme Formation et emploi
15/06/2008 • On les aime ces drôles d’oiseaux
« Vendredi 13 juin, je suis partie de bon matin avec Faustin faire l’observation de la colonie de flamants roses à l’étang du Fangassier à Salin-de-Giraud. Pour cette occasion une tour d’observation de bois à été construite et installer au printemps afin de pouvoir observer les oiseaux de près sans les déranger. Elle se dresse devant la colonie et pour y accéder on doit se déplacer dans un petit bateau qui sert aussi de cache histoire de ne pas effrayer les milliers de bêtes au manteau rosée.
D’ailleurs, hier soir à la Tour du Valat avait lieu le lancement et la présentation d’un livre sur ce fameux « Greater flamingo » écrit par Alan Jonhson et Frank Cézilly. Ce fut pour moi l’occasion d’en apprendre un peu plus sur cet animal emblématique…
Au fur et à mesure qu’on s’approche de la colonie, le bruit de ces milliers d’oiseaux qui cancanent s’intensifie. Ils se serrent les uns sur les autres, il y des poussins de plusieurs jours sur l’îlot, des crèches ont même commencées à se former.
Bientôt ce sera la période du baguage des poussins de l’année, depuis 1977 un programme de capture-recapture des flamants roses à été mis en place en Camargue.
Voilà, nous sommes installés à nos lunettes d’approche, on ouvre les volets de la tour d’observation, prêts à scruter ces pattes roses pour lire leur bague et observer leur comportement. Au total nous en aurons lu près de 150.
Quelques faits…
Le flamant est un oiseau côtier qui préfère les eaux saumâtres comme dans le delta du Rhône. Milieu pour lequel il a développer des adaptions une notamment au bec lui permettant d’évacuer le sel contenu dans l’eau et son bec est muni de fanons qui lui permet de filtrer la vase.
Pourquoi les flamants sont roses? Ils doivent leur robe rose à leur régime alimentaire très spécialisé contenant des pigments caroténoïdes. La grande spécialisation de son alimentation le rend vulnérable et dépendant de la disponibilité de celle-ci.
La moitié des sites de nidification des flamants se trouvent sur la mer méditerranée. Ils nichent en très grande colonie sur des îlots vaseux et leur nid est une coupe en terre surélevée dans lequel la femelle dépose un unique œuf.
Comme le flamant rose niche en colonie, il est très vulnérable au dérangement, humain entre autres, et à la prédation des œufs et poussins par les goélands. Il subit également une grande pression urbanistique notamment par l’exploitation des salins. Heureusement, plusieurs actions de conservation sont mise en place actuellement. »
