le blogue de Julie Hébert 
sciences humaines, politiques, juridiques • étudiante en échange à Sciences Po Paris
Mon séjour dans la ville lumière
programme Pécuf
12/04/2008 • visite au Palais de justice ...
« Bonjour à tous !
Le 9 avril dernier, non seulement j’ai eu la chance de visiter le Palais de Justice de Paris, mais également d’assister à une audience de la 12ème chambre des appels correctionnels. Cette chambre se situe au 36 Quai des Orfèvres, un des bâtiments les plus célèbres et mythiques de la Direction régionale de la police judiciaire de la Préfecture de police de Paris.
C’était dans le cadre de mon cours « le métier de juge ». Je me trouve chanceuse d’avoir vécu cette expérience très intéressante.
C’était un appel sur jugement, ce qui veut dire que le procès avait déjà eu lieu et que la sentence avait déjà été prononcé. Le déroulement était donc légèrement différent. Le juge a d’abord rappelé les faits. En résumé, une dame X a été condamné à 18 mois d’emprisonnement avec l’interdiction d’exercer la profession d’auxiliaire de vie pendant une durée de 5 ans pour abus de l’ignorance ou de la faiblesse de Y (un homme majeur souffrant d’alcoolisme, de dépression et d’agoraphobie) pour l’obliger à un acte ou une abstention néfaste qui a provoqué la mort de ce dernier. Ensuite, il a interrogé l’appelante (la dame qui est accusée). Le système juridique de droit civil français est différent de notre système de common law et de droit civil au Québec. C’est donc le juge (et non les avocats) qui posent les questions à l’accusée. Bien évidemment, je trouvais cela bizarre que le juge ne reste pas neutre et impartial. Après, il a interrogé la partie civile (les membres de la famille de la victime). Tout cela a duré environ 3h. Nous avons quitté pendant que le président, les deux conseillers et l’avocat général délibéraient.
Je vais maintenant vous donner mes impressions. Je trouve que la séance en tant que telle était très informelle, voire chaotique. Lors des 15 premières minutes, les avocats parlaient entre eux et allaient voir la greffière alors que le président et ses conseilleurs murmuraient je ne sais quoi. Tout d’un coup, le président a pris la parole et ce que je vous ai raconté plus haut s’est enchaîné. De plus, des avocats entraient et sortaient de la salle sans arrêt. L’accusée n’était même pas dans un box. Lors de l’interrogation de la famille, les quatre membres se tenaient devant les juges et parlaient presque tous en même temps. (Ici, les membres seraient allés parler chacun leur tour). Aussi, la place des avocats était minime. En effet, l’avocat de la victime (et de sa famille) était peu actif, il posait très peu de questions. Par contre, l’avocat de l’accusée, lui, tentait de mélanger la famille dans leurs déclarations. Malgré tout, c’était très intéressant, surtout pour des étudiants dont le système juridique est différent. J’aimerais bien y retourner pour visiter, si c’est possible… »
Commentaires
par Etienne Tessier • 12 Avril 2008 20:25
C'est vraiment interressant de savoir tout sa. Cette semaine quand tu m'en a parler, tu m'a dit environ 3-4 lignes et tu me disait que tu ne savait quoi dire. Tu voit que tu peux dire plus de 3-4 lignes sur quelque chose. je taime mon amour(L) jai hate que tu me raconte touyt tes exploits quand tu vais revenir:)
par Carole • 13 Avril 2008 16:05
Salut ma belle, Je suis assez d'accord avec Étienne lorsqu'il te dit que tu écris bien. C'est toujours très intéressant de te lire! Ton congé approche... de la belle visite aussi! Profites-en bien pour te reposer et continuer de jouir de cette expérience unique! Je t'embrasse! Carole
par Jocelyne Perras • 06 Mai 2008 12:59
C'est l'adresse qu'on voit toujours dans les vieux films francais "36 Quai des Orfèvres".
