le blogue de Francois Lebel

sciences, technologies • étudiants/chercheurs

L'École Polytechnique de Montréal articipe au Salon JEC

programme Action-Développement

07/04/2008 • Jour 3: Mercredi le 2 avril

« Aujourd’hui, Vincent, Marc-André et Jean-François, déçus de n’avoir pas su se démarquer la veille étaient bien décidés à supplanter la performance de François. Leur plan, se lever avant ce dernier pour lui défaire ses nœuds de cravate. Ce coup machiavélique fit mouche. François, paralysé par la peur, tenta de se remémorer, dans les plus précis détails, la technique de nœud « Churchill » enseigné par son grand-père maternel, sans grand succès. De ce fait, François arriva plusieurs précieuses minutes en retard, ce qui hypothéqua fortement sa journée et le rendit triste : « Pourquoi moi? Pourquoi encore moi? » se dit-il. N’écoutant que son courage, il décida d’affronter la masse d’industriels sans cravate. Il se présenta ainsi au kiosque de l’ambassade canadienne aux JEC, l’estime personnel dans les talons. Les organisateurs du déjeuner-réseautage lui barrèrent vigoureusement la route d’un regard désapprobateur. « Qui es-tu? Que fais-tu? D’où viens-tu?» demanda la responsable de l’événement. « Je viens de loin, de très loin, pour aider mon pays » répondis-je. Touchez par tant de candeur personnelle, la responsable lui tressa un nœud « Churchill » digne de ce nom et lui ouvrit toutes grandes les portes de la session de réseautage avec les industriels. Du coup, François se sentit poussé par une force renouvelée et il rejoignit, avec une amertume certaine, ses compatriotes de voyage. « Pourquoi m’avoir rejeté tel un vulgaire chiffon usé? » dit-il. « Pourquoi m’avoir ridiculisé ainsi et m’avoir transformé en dindon de la farce? » demanda-t-il aux autres membres de la délégation. Un letton de la Lettonie, qui passa par là, voyant notre désespoir profond, vint à notre rencontre. « Pourquoi tant de haine dans ce monde si cruel? » dit-il. Instantanément, il démarra chez nous une intense réflexion sur le sens de vie et l’importance de l’amitié. Toutes les hostilités du passé laissèrent donc place à une nouvelle coopération interpersonnelle. « Jamais plus nous lutterons les uns contre les autres. Nous sommes ici dans le seul et même but : Faire rayonner le Québec ». La journée entière fut donc investie d’une profonde dévotion envers notre mission. Le charisme exceptionnel de Jean-François lui permit d’accumuler dix numéros de téléphone d’industriels. Il fut donc déclaré vainqueur de cette deuxième journée. Le soir venu, nous nous permîmes une consommation éthylique. Malheureusement, un incident diplomatique survenu d’une manière inattendue suite à une consommation exagérée de pop-corn. Jamais plus nous ne nous laisserons tenté par l’appât du gain. Jamais plus nous ne tenterons de consommer. »

Kiosque_indien

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