le blogue de Amélie Dubuc 
santé, services sociaux • Stagiaire en travail social
Reims 2008, le travail social vécu autrement
programme Coopération institutionnelle étudiante
30/03/2008 • Ça sent la fin !
« Il ne reste plus beaucoup de temps avant la fin de mon périple et l’ambivalence règne en moi. J’ai bien hâte de retrouver tout mon petit monde au Québec et à la fois, j’aimerais rester ici pour quelques temps encore. Il ne me reste plus qu’à profiter des derniers moments au maximum.
Mon évaluation de fin de stage arrive à grands pas, mais je ne suis pas pour autant « stressée ». Avec ce stage, j’ai l’impression d’avoir donné le meilleur de moi-même et d’avoir appris plus que jamais. À mon arrivée à la Sauvegarde, j’étais quelque peu déroutée par toute cette nouvelle structure, le rôle que la loi jouait dans nos interventions et tous les protocoles à suivre. Maintenant, je m’y retrouve beaucoup plus facilement et j’arrive à prendre ma place aisément. À mon retour au Québec, je pourrai dire que ce stage m’a apporté beaucoup sur le plan professionnel (rigueur, discipline, ouverture d’esprit, etc.) tout autant que sur le plan personnel puisque j’ai constamment dû repousser mes limites.
Ces derniers temps en stage, j’ai pu assister à plusieurs audiences. Le caractère informel et nullement solennel m’a désemparé. Je n’avais aucunement l’impression d’assister à une audience, mais plutôt à une rencontre de synthèse où le Juge aurait seulement été mon supérieur hiérarchique. De plus, la notion d’objectivité prend un tout autre sens ici. J’ai entendu des Juges faire la moral aux parents et prendre ouvertement position contre eux sans hésiter à donner leur propre opinion sur l’éducation des enfants. J’ai vu des familles perdre complètement leur sang-froid au point de devoir faire appel aux policiers pour calmer le tout. Il est bien certain que chaque Juge à sa façon de faire, mais au bout du compte leur façon d’intervenir se ressemble beaucoup.
Bref, il est maintenant le temps de se consacrer à la rédaction du travail final. Ce n’est pas la partie la plus intéressante, mais cela aide à mettre des mots sur ce que l’on fait et ça rend notre métier plus concret. Je suis d’avis qu’il est important de bien saisir que nous travaillons selon une structure bien ancrée et non pas seulement en suivant notre instinct. Le travail final permet donc de bien saisir cet aspect de notre métier.
Je vais donc, de ce pas, continuer mon travail si je veux le terminer un jour et vous pourrez admirer une photo des caves à champagne Taittinger ! »
