le blogue de Yoann Sevaux 
sciences, technologies • technicien
Stage de génie chimique dans un laboratoire
programme Coopération institutionnelle étudiante
10/03/2008 • Samedi 8 Mars : La Tempête s'abat sur moi
« Aujourd’hui est un jour très spécial, en effet j’ai vécu ma première vraie tempête de neige…
Mais pourquoi étais tu dehors me direz vous ?
Ben disons que je n’ai pas vraiment choisi d’affronter les éléments.
Ressituons les faits :
Il est environ 18h, nous partons à 3 (Mathieu (mon coloc), Carole et moi-même) pour voir le match de Hockey sur glace des Remparts de Québec.
Au moment de sortir, il neigeait mais tout ce qui était de plus raisonnable.
Le trajet dure une petite vingtaine de minutes et le temps empire.
A la descente du bus, le vent a pris les rênes et la tempête commence.
Nous marchons tant bien que mal vers le Colisée et mettons bien 15 minutes pour l’atteindre (sachant que l’on met habituellement 5 minutes).
Nous arrivons enfin, prenons nos places et c’est parti pour 1h30 de furie (et réchauffement)
C’est la fin du match, les Remparts ont gagné 6-2 contre les Saragueens de Shawinigan.
On se dirige tranquillement vers la sortie en pensant que la tempête s’est calmée.
Donc mon histoire pourrait s’arrêter là… Mais pensez vous ce serait trop beau.
On arrive dans le Hall et là c’est la surprise (ou pas !!!), les éléments se déchaînent encore plus que tout à l’heure.
C’est à ce moment que quelqu’un de coin se met à crier : ‘‘On va tous mourir’’
Dans ma tête je me dis que ce n’est pas vraiment rassurant mais bon allez …
Je me prends mon courage à deux mains, je vais y aller, c’est la première que je vais l’affronter pour de vrai. Mais non, comme si le vent refusait que je sorte du stade.
A force d’essayer la porte s’ouvrit et je vous promets que moi (Français du Sud) je n’ai jamais eu aussi froid de toute ma vie. Et vas-y une claque de neige par ci et une rafale de vent par là.
On arrive finalement à l’arrêt de bus où l’on a attendu le bus pendant une demi heure (heureusement qu’il y avait un abri). Le bus était… comment dire ??? PLEIN mais en forçant (poussant) un peu les gens on a réussi à tous monter.
On arrive à notre appartement et il a fallu faire un sport que je n’avais pas encore pratiqué sur la neige : De l’escalade d’escalier enneigé.
Autant vous dire que lorsqu’on ne sait pas en faire c’est pas facile. Surtout quand on fait un pas et qu’on se dit : ‘c’est bon c’est simple’.
Mais qu’en fait le sol s’effondre sous vos pieds et qu’il faut monter un escalier de 10 mètres.
Finalement je me suis facilité les choses en frappant à la porte du colocataire d’en bas qui m’a gentiment laissé monter jusqu’à chez moi (les appartements d’en haut et d’en bas étant reliés pour accéder à la machine à laver).
Et Hop une bonne douche s’impose pour se réchauffer.
Pour ce qui dirait que vivre ça ne doit pas être plus dur que ça, je vous donne les infos du lendemain dans le journal de Québec:
carambolages de 80 voitures
plus de 100 personnes ont dormi dans le Colisée (Là où j’étais pour le match de Hockey)
Un monsieur a fait accouché sa femme chez lui car l’ambulance ne pouvait pas se déplacer
Perturbation de tout le transport urbain
Sur ce je vous laisse, A bientôt… »
Commentaires
par Pasquier Roxane • 13 Mars 2008 11:32
oui, ça doit pas être facil mais c'est un choix de vivre par moins vingt degrès pdt 6 mois de l'année et sous 3m de neige ... Cependant ça doit être magique tout ce que tu vis ... Tu nous manques ici.
par Mat • 14 Mars 2008 19:28
Sacré souvenir que cette soirée, quelle sera la prochaine aventure?
